Entre 2016 et 2018, Maxence Rifflet a photographié dans sept prisons françaises. Photographier en prison, plutôt que la prison, voilà qui résume son projet. La formule est aussi simple et lapidaire que la voie empruntée, sinueuse et escarpée. C’est en collaboration avec des détenus qu’il a fait chemin, partageant avec eux ces interrogations : Comment photographier dans un espace de surveillance sans le redoubler ? Comment cadrer sans enfermer ?
Dans la perspective de son exposition à Guingamp, Maxence Rifflet a mené un travail de recherche sur l’histoire singulière de la maison d’arrêt de Guingamp. Devenue monument historique en 1997 puis réhabilitée à partir de 2017, elle héberge aujourd’hui le Centre d’art GwinZegal et bientôt une université dédiée à l’éducation artistique. Maxence Rifflet est allé aux sources du projet architectural initial et à travers un choix d’archives historiques et d’une interview réalisée en compagnie de Christophe Batard, architecte de la réhabilitation, il questionne la transformation d’un lieu pénitentiaire en lieu patrimonial…