ANNE GOLAZ

Un repas chanté suivi d’un fest-noz dans un petit village du Centre-Bretagne durant l’hiver 2014 : c’est ainsi qu’Anne Golaz s’est prise d’intérêt pour le chant traditionnel. Pour capter des instants fragiles, fugitifs, l’intériorité de l’interprétation, Anne Golaz a choisi de créer un studio en sortie de scène, au plus près des chanteurs et des chanteuses, en travaillant à la chambre, dans un rapport intime avec les interprètes.
« L’expression du chant en particulier m’intéresse pour le challenge qui accompagne sa représentation visuelle. J’ai choisi de photographier les chanteurs des festoù-noz juste après leur passage sur scène, leur demandant de répéter certaines chansons. Cette fois uniquement pour l’appareil photo, dans le contexte du studio, je les photographie au grand format. Le dispositif lourd de la chambre crée un rapport particulier à la prise du vue et au modèle. En quelque sorte, il recrée une autre scène où les chanteurs performent cette fois a capella. L’expression des visages et les postures des corps transcrivent le langage visuel du chant, l’émotion associée, la concentration, l’effort, et le rapport au meneur (kaner) ou au diskaner (qui répète). »

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