Champs/Contre-Champs 2017
Exposition collective
01 avril–28 mai 2017

Pino Musi, Rémy Artiges, Antoine Bruy, Bernhard Fuchs, François Hebert et Olivier Strauss.

Espace François Mitterrand
Studio GwinZegal, Guingamp

Champs/Contre-Champs 2017 - © GwinZegal
Champs/Contre-Champs 2017 - © GwinZegal
Champs/Contre-Champs 2017 - © GwinZegal
Champs/Contre-Champs 2017 - © GwinZegal
Champs/Contre-Champs 2017 - © GwinZegal
Champs/Contre-Champs 2017 - © GwinZegal
Champs/Contre-Champs 2017 - © GwinZegal
Champs/Contre-Champs 2017 - © GwinZegal
Champs/Contre-Champs 2017 - © GwinZegal
Champs/Contre-Champs 2017 - © GwinZegal

Pour la sixième année consécutive de Champs/​Contre-​champs, le Centre d’art GwinZegal se propose de poursuivre l’exploration des représentations du monde rural par la photographie. Dans le contexte des profondes mutations du XXe siècle — la disparition de la civilisation paysanne, l’exode rural, l’accélération des moyens de communication et les progrès technologiques —, les contours du monde rural restent à redéfinir.
Cette édition de Champs/​Contre-​champs tourne autour de ce paradoxe : les espaces ruraux couvrent 70 % du territoire français mais 80 % de la population française vit désormais dans des espaces urbains ; les paysages, mais aussi nos modes de vie en sont intimement modifiés.
Comme un fil rouge de nos activités, nous soutenons, d’année en année, par des résidences d’artistes, les travaux qui s’attachent à documenter, interroger les aspects de cette réalité contemporaine.
/​
Cette année, c’est le photographe italien Pino Musi qui a photographié, lors d’une résidence dans les Côtes-d’Armor, l’étrange cohabitation entre l’habitat moderne, l’architecture vernaculaire et les bâtiments agricoles.
Antoine Bruy, dans une enquête menée à travers toute l’Europe, est, quant à lui, parti à la rencontre de ceux qui ont sciemment décidé de tourner le dos à la vie citadine et à la modernité, ont choisi de construire leur habitation loin de la civilisation et tentent de vivre en autosuf sance, au plus près de la nature. Remy Artiges a suivi le chantier colossal de la construction d’une ligne de train à grande vitesse, destinée à relier encore plus rapidement deux métropoles. Il a parcouru à pied et photographié les paysages traversés par les 400 kilomètres du tracé, avant et après sa construction. Bernhard Fuchs, élève de la célèbre école de Düsseldorf, a, lui, photographié les fermes vouées à disparaître, aux alentours du village de son enfance, dans le nord de l’Autriche.
/​
La série ACRE fait l’objet de la publication d’un livre aux éditions GwinZegal
Exposition Acre de Pino Musi en partenariat avec le CAUE des Côtes d’Armor

/​
ÉVÉNEMENT EN LIEN AVEC L’EXPOSITION
Rencontre le samedi 29 avril
/​
Table ronde avec les artistes présentés dans l’exposition Champs/​Contre-​champs : Pino Musi, Rémy Artiges, Antoine Bruy et en présence de Christophe Gauffeny, architecte, directeur du CAUE (Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement) des Côtes-d’Armor.
/​
La campagne photographique, une mise à plat du paysage
En lien avec l’exposition de la série Acre de Pino Musi, cette conférence proposera une réflexion historique sur l’exploitation artistique de la commande topographique et ses conséquences sur la perception photographique du paysage. Alexandre Quoi est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à Aix-Marseille Université et professeur intervenant à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles.
/​

Co-habiter la campagne : les agriculteurs dans les recompositions sociologiques du milieu rural
Les campagnes françaises sont aujourd’hui largement réinvesties par des habitants aux projets contrastés : entre recherche d’une naturalité rêvée et d’engagement social renforcé. Les campagnes sont aussi des lieux de relégation sociale pour des populations paupérisées et des espaces de production agricole pour des agriculteurs devenus minorité. Bertille Thareau proposera une réflexion sur la façon dont ces derniers parviennent ou non à recomposer des formes d’intégration sociale dans ces milieux ruraux en mutation.
Bertille Thareau, est sociologue, enseignante-chercheuse, responsable de l’unité de recherche LARESS (Laboratoire de recherche en sciences sociales) au sein de l’École Supérieure d’Agricultures — Angers Loire.
/​
Présentation du film Réponse au brouillard
À travers le regard de Théophane, jeune travailleur résidant au foyer de la ville de Guingamp , ce documentaire de création réalisé dans les Côtes d’Armor dresse le portrait d’une génération et tente de faire le point sur l’imaginaire de notre jeunesse et de dessiner ses lignes de fuite. En présence des réalisateurs Olivier Strauss et François Hebert.

You are using an outdated browser.
Please upgrade your browser to improve your experience.