Black is beautiful
Kwame Brathwaite
February 12–June 07, 2026

Vernissage le
jeudi 12 février
à 18 h 30
Exposition présentée
du 13 février
au 7 juin 2026

Ouvert du
mercredi au dimanche,
de 14 h à 18 h 30
Entrée libre
Fermé les jours fériés

Black is beautiful - © Le Centre d'art GwinZegal
Black is beautiful - © Le Centre d'art GwinZegal
Black is beautiful - © Le Centre d'art GwinZegal
Black is beautiful - © Le Centre d'art GwinZegal
Black is beautiful - © Le Centre d'art GwinZegal
Black is beautiful - © Le Centre d'art GwinZegal
Black is beautiful - © Le Centre d'art GwinZegal
Black is beautiful - © Le Centre d'art GwinZegal

Si l’expression « Black is beautiful » est devenue familière, peu de gens savent qui l’a popularisée. C’est à un photographe afro-américain que l’on doit, plus qu’un slogan, une esthétique propre à la communauté. Né à Brooklyn, élevé dans le Bronx, Kwame Brathwaite (1938−2023) fonde, dans les années 1960, un mouvement dont l’ambition est de rendre compte d’une culture originale qui s’émancipe de la tendance dominante. À travers l’AJASS – African Jazz-Art Society & Studios, collectif fondé avec son frère Elombe Brath – il crée un espace de production artistique, musicale et photographique qui redéfinit les canons esthétiques de la beauté noire. Les Grandassa Models, figures militantes de cette contre-culture, participent à des happenings qui conjuguent mode, performance et revendication politique. Leur nom fait référence à Grandassaland, celui donné à l’Afrique par les militants noirs de New York. Parées de coiffures africaines, de bijoux symboliques et de vêtements faits main, elles incarnent une fierté nouvelle : celle de se réapproprier son corps et son image. Les photographies de Kwame Brathwaite inaugurent un nouveau mode de représentation libre du corps noir. On ne se défrise plus, la couleur de peau est célébrée. Ces actions s’inscrivent dans une dynamique communautaire plus large, à l’image du Marcus Garvey Day, célébré chaque 17 août à Harlem depuis 1965, qui rend hommage à la pensée panafricaine et à l’autonomie noire. 

Brathwaite participe activement à ces célébrations : il y photographie des concours de beauté tels que le Miss Natural Standard of Beauty, manifeste visuel et politique affirmant une beauté noire. Sa photographie, nourrie par la musique
afro-américaine dans toute sa diversité – jazz, soul, funk, gospel, blues ou calypso – témoigne d’une scène en effervescence. Très tôt, il collabore avec plusieurs maisons de disques. Sur les pochettes de vinyles, ses images capturent la puissance et la dignité d’artistes comme Abbey Lincoln ou Max Roach. Kwame Brathwaite devient ensuite le photographe attitré de Stevie Wonder ou encore du groupe The Stylistics. Cette exposition est la première rétrospective du photographe organisée en Europe.

Exposition conçue par François Cheval, Yasmine Chemali et Jérôme Sother.
Réalisée en partenariat avec le Centre de la photographie de Mougins. Avec le soutien des Amis du Centre de la photographie de Mougins.

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