Il y a deux cents ans, Nicéphore Niépce parvenait pour la première fois à fixer une image photographique sur une plaque d’étain recouverte de bitume de Judée.
Il avait dirigé son objectif vers l’extérieur depuis une fenêtre de sa maison.
On pense que c’était en été. Probablement en 1927, peut-être en 1926. C’était la première fois qu’on arrivait à fixer une image. Mais le principe de la camera obscura était connu depuis l’Antiquité. On savait que si, dans une boîte noire, on réalisait un petit trou, une image de l’extérieur viendrait se projeter sur le mur. Les savants le faisaient pour étudier la lumière, les artistes pour dessiner plus fidèlement le réel. L’artiste Maxence Rifflet nous propose une version mobile, contemporaine et dotée d’un large éventail d’objectifs. Construite pour le projet, elle a vocation à bouger dans différents établissements. Élaborée avec l’équipe enseignante, elle permet une approche pluridisciplinaire, on peut y aborder des connaissances scientifiques, de la physique ou de l’optique, illustrer des théorèmes de géométrie, se questionner sur le paysage, et surtout réaliser des expériences artistiques.
Maxence Rifflet (1978, vit à Paris)
Depuis vingt ans, il mène des recherches avec les moyens de la photographie, de la vidéo et de l’écriture, abordant des situations et des questions variées avec une curiosité constante pour les manières d’habiter. Il envisage la photographie autant comme un outil d’enregistrement et de description que comme une trace lumineuse, plastique et matérielle.