Dans une année placée sous le signe de l’océan, les élèves ont été amenés à étudier le fonctionnement biologique du milieu marin et à observer plus en détail le rôle des micro-organismes invisibles à l’oeil nu. Avec l’artiste Anne-Lise King, ils se sont attachés à ce paradoxe de cet être si essentiel et pourtant totalement invisible. En expérimentant la polarisation de la lumière, avec des filtres et des matériaux transparents, ils ont reproduit un phénomène semblable, en créant un monde invisible − qui n’apparaît qu’en utilisant certaines longueurs d’ondes et nous rappelle que la lumière ne se limite pas ce que nos yeux perçoivent.
Anne-Lise King (1982, vit à Marseille)
Anne-Lise King revisite les principes scientifiques et techniques connus de longue date : les notions de persistance rétinienne, d’effet phi, de géométrie optique et de biréfringence. L’art biréfringent désigne une nouvelle technique de colorisation grâce à des scotchs transparents et des filtres polarisants. La superposition et l’orientation spécifique de chaque couche de scotch entre deux filtres créent cet étonnant échantillonnage de couleurs. Le tableau est « invisible » à l’oeil nu et ne peut être observé qu’à travers les filtres. Il change de couleur lorsqu’on incline les filtres différemment l’un par rapport à l’autre.