Samedi 31 octobre de 14h à 16h, le Centre d’art propose à ses adhérents une sortie photo ;-)
Accompagnés par Maxence Rifflet, venez découvrir le Quadricérasténope, une caravane transformée en chambre noire géante, où chacun peut expérimenter les mystères de l’image, de l’optique et de la lumière. Cette sortie sera l’occasion de mieux nous connaître et de partager un moment convivial autour d’une belle aventure.
Renseignements et inscriptions par mail : melanie.goualan@gwinzegal.com
ou par téléphone : 02 96 44 27 78.
Pensez à prendre vos appareils photo.
Il y a 200 ans, Nicéphore Niepce parvenait pour la première fois à fixer une image photographique sur une plaque d’étain recouverte de bitume de Judée. Il avait dirigé son objectif vers l’extérieur depuis une fenêtre de sa maison. On pense que c’était en été. Probablement en 1927, peut être en 1926. C’était la première fois qu’on arrivait à fixer une image.
Mais le principe de la caméra obscura était connu depuis l’antiquité. On savait que si, dans une boite noire, on réalisait un petit trou une image de l’extérieur viendrait se projeter sur le mur. Les savants le faisaient pour étudier la lumière, les artistes pour dessiner plus fidèlement le réel. Maxence Rifflet nous propose une version mobile, contemporaine et dotée d’un large éventail d’objectifs.
MAXENCE RIFFLET
Maxence Rifflet est né à Paris en 1978 où il vit. Depuis vingt ans, il mène des recherches avec les moyens de la photographie, de la vidéo et de l’écriture. Il aborde des situations et des questions variées avec une curiosité constante. Il envisage la photographie autant comme un outil d’enregistrement et de description que comme une trace lumineuse, plastique et matérielle. Ainsi, son travail combine des enquêtes d’une grande précision documentaire et une pratique d’atelier exigeante et expériementale, du tirage à l’image-objet. La photographie est chez lui un outil d’interaction. Attentif au regard de celles et ceux qu’il rencontre sur le terrain, son travail associe souvent plusieurs points de vue sur une même réalité. Ce processus d’échange est la source de formes hétérogènes et d’informations inédites.
Le Quadricérasténope propose une plongée dans l’histoire et les principes fondamentaux de l’image photographique. Pas besoin d’avoir des connaissances spécifiques, l’expérience est avant tout sensible.
Il y a six ans, l’artiste photographe Maxence Rifflet imaginait une grande chambre noire mobile, dotée de plusieurs sténopés. Pendant trois années, cette installation a circulé dans les cours d’établissements scolaires, suscitant à chaque étape fascination et émerveillement chez les élèves comme chez les enseignants.
Fort de cette première expérience, l’artiste s’est lancé cette année dans la reconstruction d’un Quadricérasténope durable, mobile et mieux adapté à l’itinérance ainsi qu’aux usages pédagogiques en milieu scolaire.
Le Quadricérasténope est inspiré du principe de la camera obscura, décrit notamment par Léonard de Vinci. Il prend la forme d’une caravane dans laquelle les élèves sont invités à entrer. Une fois plongé dans l’obscurité, l’oeil s’habitue progressivement, et l’image inversée du monde extérieur apparaît sur les parois. Elle se forme sans électricité, sans écran et sans trucage : uniquement grâce à la lumière et à de petits trous faisant office d’objectifs : les sténopés. Cette « machine à voir » à échelle humaine réunit une dizaine de sténopés, de longueurs et d’orientations différentes, offrant chacun un angle de vue et une focale différente. Par son format immersif, le projet invite à observer, à comprendre et à expérimenter. Il fait dialoguer les arts et les sciences et renouvelle le rapport à l’image, dans ce qu’elle engage à la fois de technique, de sensible et de poétique.