Olivier Cablat
Rencontre à 14 h
May 11, 2019

Théâtre
du Champ au Roy à Guingamp

Le projet du stade de la Lose est construit autour d’une collection privée, constituée d’objets marqués par des défaites ou des événements traumatiques du football.
Tout à la fois une archive d’objets de supporters, collection d’objet imprimés, lecture parallèle d’une histoire intime et collective, cette collection incarne la nécessité contemporaine de l’image à se déplacer d’un support à l’autre.
Le Stade de Luz (Estadio Da Luz) est le stade du club de Benfica à Lisbonne. D’une capacité de 65 647 places, c’est le plus grand stade de football du Portugal. C’est dans ce stade qu’a eu lieu en 1990 la demi-finale retour de la coupe d’Europe des clubs champions entre le Benfica de Lisbonne et l’Olympique de Marseille. Au cours de ce match, le but de la victoire et de la qualification du Benfica fut marqué de la main par un joueur du nom de Vata. Cet épisode reste à ce jour un événement traumatique pour nombre de supporters marseillais.
Le football peut être, selon les points de vue divers : un jeu, une culture, un spectacle à échelle multiple, un divertissement, une industrie, un enjeu géopolitique, une religion, un sujet dramatique, … À travers toutes ses manifestations, ce sport a la faculté extraordinaire de se diffuser partout, tout le temps et sur tout support, sans quasiment jamais laisser personne indifférent ; en gros, il réussit là où la politique, la religion ou l’art échouent le plus souvent.
Et puisque le football est partout, touche à tout et à tout le monde, incarne la réussite, la victoire … C’est à sa face sombre que je me suis intéressé, ce territoire où les brillantes défaites servent à construire les petites histoires. ”
Olivier Cablat

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