Dès l’origine le Centre d’Art GwinZegal a attaché une importance particulière à intégrer dans son fonctionnement quotidien le travail de création, en invitant des artistes à venir poursuivre leur travail de création sur le territoire à dominante rurale du pays de Guingamp.
Entre 2006 et 2017, 25 artistes ont bénéficié de cet accueil en résidence.
 
MATHIEU PERNOT

Mathieu Pernot a fait l’acquisition d’un stock d’images d’archives représentant des devantures de magasins Kodak, photographiées dans les années soixante. À Lamballe, Brest ou Châteauneuf-d’Ille-et-Vilaine, la plupart de ces commerces n’existent plus. Ils ont fermé ou fait faillite. Mathieu Pernot est allé sur place pour enquêter et rephotographier, et constater qu’aujourd’hui les magasins ne sont même pas remplacés, laissant des trous dans l’espace urbain.

www.mathieupernot.com


 
SAMUEL GRATACAP

Samuel Gratacap porte un regard sensible sur la communauté des gens du voyage, communauté méconnue et dont l'image est désastreuse auprès de la population sédentaire.
Deux séjours de un mois permettront au photographe de vivre avec eux, d'échanger et de comprendre les problématiques dans le but de traduire en image son ressenti afin de sensibiliser la population voisine à la culture et la réalité des gens du voyage.
Parallèlement, des ateliers de photographies seront proposés aux habitants des aires d'accueil
s, ils auront pour objectif de faire le lien entre le photographe et la communauté, d’ouvrir les jeunes sur une pratique de créations photographiques, de confronter leur regard et problématiques à celle du photographe en résidence

PIERRE LIEBAERT

Dans le cadre de la mission photographique qu’il a mené pour Mons 2015 – capitale européenne de la Culture, visant à rendre compte des mutations urbanistiques, paysagères et architecturales de la ville de Mons, Pierre Liebaert s’est immiscé dans les coulisses des grands chantiers de la ville et a rencontré les acteurs bâtisseurs. Ceux-ci auraient été oubliés si la photographie n'avait pas été présente pour en figer les fantômes.

Il initie une résidence au Centre d’art GwinZegal, à travers un atelier qu’il mène avec différents publics autour de la communication non verbale. C’est à cette occasion qu’il souhaite poursuivre sa démarche d'archiviste en demandant aux participants de le conduire sur les lieux symboliques de leur parcours d'intégration. Les images pourront documenter tant leur habitat, leur famille, leur intimité, que les lieux administratifs, cultuels ou engagés dans leur apprentissage de la langue. Ces images constitueront une trace scientifique, mais subjective et émouvante, d'une existence personnelle, à même d'intégrer la mémoire des archives.

www.pierreliebaert.com

CÉCILLE HESSE /GAËL ROMIER/2015 en cours

W
une histoire de cosmonautes, de sculpture et de bestialité

A présent il fait nuit.
On marche au fond de la mer.
Voilà l’estran, un socle temporaire.
Un sol exhibitionniste, tout juste permis, mis à nu par le jusant.
C‘est un accès limité à des terres provisoires :
la tangue de la baie de Saint Brieuc, la anse d’Hillion, les sables blonds de Plouha, la jetée bleue des pierres du sillon noir.
Là, perché sur une baguette, un jalon-gant de toilette claque au vent.
On trouve peu plus loin sur la côte un homme vache,
un bunker de carton,
un headbanger,
les restes d’une éclosion formidable,
un dolmen fait de matelas au coutil rayé,
des laisses de mer, des pêcheries, des marégraphes.
Ce sont des images muettes. Elles grognent, reniflent et soufflent.
Il reste un peu de lune et de lampadaires, le flot suivant viendra effacer la scène comme un coup de chiffon sur l’ardoise.

kephyr.fr

ANNE GOLAZ/ 2014 et en cours

Un repas chanté suivi d’un Fest Noz dans un petit village du centre Bretagne durant l’hivers 2014, c’est ainsi qu’Anne Golaz s’est prise d’intérêt pour le chant traditionnel. Pour capter des instants fragiles, fugitifs, l’intériorité de l'interprétation, Anne Golaz a choisi de créer un studio en sortie de scène, au plus près des chanteurs et des chanteuses, en travaillant à la chambre, dans un rapport intime avec les interprètes.

« L’expression du chant en particulier m’intéresse pour le challenge qui accompagne sa représentation visuelle. J’ai choisi de photographier les chanteurs des Fest-noz juste après leur passage sur scène, leur demandant de répéter certaines chansons. Cette fois uniquement pour l’appareil photo, dans le contexte du studio, je les photographie au grand format. Le dispositif lourd de la chambre crée un rapport particulier à la prise du vue et au modèle. En quelque sorte il recrée une autre scène où les chanteurs performent cette fois a capella. L’expression des visages et les postures des corps transcrivent le langage visuel du chant, l’émotion associée, la concentration, l’effort, et le rapport au meneur (« kaner » ou au « diskaner » qui répète). »

annegolaz.ch

 

CHARLES FREGER/2011 -2014

Avec la série qu’il développe autour des costumes et des coiffes, Charles Fréger poursuit sa quête des « communautés inactuelles » comme le souligne Michel Poivert. Comme dans ses séries précédentes, son travail auprès des cercles celtiques révèle l’enjeu à l’œuvre dans le travail du photographe : rendre visible ce que les représentations en usage dans la société individualisée et mondialisée nous désignent comme anachronique. Ces communautés de femmes et d’hommes, jeunes pour la plupart, sont reliées par l’expérience contemporaine d’une sociabilité ou d’un rapport à l’Histoire que nous croyons, à tort, être suranné. Le modus operandi que le photographe met en œuvre de manière récurrente et avec rigueur dans cette série, comme dans les précédentes, obéit à des choix formels: un souci de la pose et du fond devant lequel se tient le modèle, l’usage du flash qui dégage la silhouette de son environnement, la volonté d’imprimer à ses portraits in situ, au-delà du simple enregistrement, une expression de mise en scène doublée d’une esthétique de l’immobile. Mais ce qui compte tout autant aux yeux du photographe que la nature esthétique du costume est l’expérience physique, contraignante voire douloureuse dans certains cas, afférente au port du costume, et qui détermine une posture, un maintien, parfois une rigidité. Le costume est avant tout une discipline, marquant l’acceptation des règles d’appartenance qui passe par un effacement de la singularité. Le costume devient le révélateur d’un « autre » relié à des pratiques dont les origines remontent parfois loin dans le temps.

Télècharger l'article Liberation du 10 mai 2012.
Charles Freger.com
Accueil en résidence réalisé avec la participation de fonds européens Leader, Pays de Guingamp; et du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

DALILA INGOLD/2012

Dalila Ingold, jeune photographe suisse, s’est « invitée » à la table de multiples représentant(e)s de la société costarmoricaine contemporaine. Seul(e) ou en famille, jeunes et moins jeunes, retraité(e)s ou actifs … elles, ils, se sont prêtés avec patience et de bonne grâce au jeu de la prise de vue. Ce travail encore en cours, offre un point de vue singulier sur la diversité mais aussi l’unité, de nos manières « d’être à table ».

Dalila Ingold.com

Accueil en résidence réalisé avec la participation de fonds européens Leader, Pays de Guingamp; et du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

CÉDRIC MARTIGNY/2012

Cédric Martigny a réalisé en 2012 une série de portraits de communautés de travail dans des entreprises liées entre elles par l’économie du bois. Bûcherons, propriétaires forestiers, gardes forestiers, constructeurs de maisons en bois, fabricants de meubles, sabotiers… ces portraits disent toute l’importance et la richesse de ce matériau dans l’économie du département des Côtes d’Armor mais aussi et surtout l’importance de la place des femmes et des hommes dans la préservation et la transmission de ces savoir-faire. C’est aussi renouer avec une tradition très ancienne, la présence du photographe dans l’entreprise pour réaliser un portrait de groupe de ses employé(e)s.

Cédric Martigny.com

Accueil en résidence réalisé avec la participation de fonds européens Leader, Pays de Guingamp; et du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

PATRICK MESSINA / en cours

Patrick Messina a entrepris un travail sur la ville de Brest, ville emblématique dont l’histoire se lit dans son architecture et son urbanisme. Le photographe privilégie dans son travail l’organisation formelle de la ville, et il se place volontairement dans un rapport subjectif à elle. Ce qui l’attire c’est « l’esthétique » de la ville, son « décor », l’inventivité de l’homme pour construire des « scènes » qui deviendront le réceptacle de nos vies, heureuses ou malheureuses. La ville est un entrelacs de fluidité, de formes, de lumières, de hasards, de ruptures, de rencontres … où les hommes construisent une multitude de destinées singulières qui se croisent, s’affrontent, se regroupent … dans des échelles de temps différentes. De son histoire militaire et ouvrière à la reconstruction de l’après-guerre, Brest reste une ville atypique dans le paysage urbain de la Bretagne. C’est cette singularité qui a attiré l’attention de Patrick Messina.

Patrick Messina.com

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ISABELLE VAILLANT/2011 et en cours

La religion catholique, visible par le grand nombre et la diversité de ses manifestations architecturales (églises, chapelles, calvaires), occupe une place importante en Bretagne … mais elle connaît, ici comme ailleurs, une perte d’influence notable. Dans ce contexte, Isabelle Vaillant est partie au-devant de communautés de croyants qui, dans de petites communes du centre Bretagne, vivent leur religion au quotidien. Le travail de prises de vues à l’occasion des multiples rituels et échanges qui jalonnent la vie de ces communautés a été rendu possible par la confiance établie entre la photographe et ce que familièrement l’on désigne en Bretagne sous le nom le “recteur”, en charge des paroisses dans lesquelles Isabelle Vaillant a travaillé. La série de portraits montre une communauté vivante, loin des clichés et soucieuse de se dévoiler dans sa simplicité.

 

Accueil en résidence réalisé avec la participation de fonds européens Leader, Pays de Guingamp; et du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

JANNE LEHTINEN/2010/2011/2012

Janne Lehtinen, photographe finlandais reconnu pour l’enregistrement photographique de mises en scène dont il est le principal protagonniste, a parcouru le littoral breton à la recherche d'espaces, théâtre de ses performances.
Se jouant des éléments, le vent, la lumière, de la diversité des paysages, d’accessoires empruntés à la vie quotidienne, il construit une narration poétique et absurde à la fois, dans de grands tirages qui sont aussi un écho aux paysages traversés.

Janne Lehtinen.com

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YANN MINGARD/2011/2012

Dans sa série Deposit, Yann Mingard, s’interroge sur cette volonté organisée, à l’échelle de la planète, de constituer des lieux de préservation, afin de mettre à l’abri, parfois dans de solides « bunkers », les semences végétales et animales nécessaires, selon les promoteurs de ces lieux de préservation, pour palier à la dégradation de la biodiversité induite par nos sociétés contemporaines. Cette volonté de préserver, pour les générations à venir, la diversité du vivant, n’est pas sans poser de multiples questions sur la finalité de certains de ces programmes. La maîtrise, par ailleurs toute relative de ce « capital vivant », lorsqu’il est le fait de grands groupes privés, donne à son accès une dimension politique et économique qui échappe aux paysans, les utilisateurs les plus directement concernés. Les images réalisées en Bretagne à cette occasion par Yann Mingard concernent le Conservatoire botanique national de Brest, consacré aux plantes rares en danger d’extinction et la station expérimentale de l'Inra au Rheu en Ille-et-Vilaine qui sélectionne des semences animales. Yann Mingard a pris le parti de ne montrer de ces lieux de préservation, que les intérieurs. Les acteurs directement à l’œuvre dans ces processus sont très peu présents sur les images, comme pour mieux souligner la place toute relative faite à l’homme dans ces programmes qui prétendent perdurer bien au-delà de la simple vie d’un être humain.

Yann Mingard.com

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ALEXANDRA CATIÈRE/2012

Alexandra Catiere et Raphaël Dallaporta ont arpenté, au fil de l’eau, le Trieux, fleuve côtier qui prend sa source à Kerpert dans le centre Bretagne pour finir sa course dans l’archipel de Bréhat. Alexandra Catiere a cheminé le long du fleuve pour réaliser un portrait sensible et poétique de toutes celles et ceux qui vivent quotidiennement au contact du fleuve. Raphaël Dallaporta a survolé le long ruban d’eau pour nous faire partager un point de vue proche par certains aspects de celui de certains oiseaux dont l’espace de vol se partage entre la terre et la mer.

Alexandra Catiere.com

Accueil en résidence réalisé avec la participation de fonds européens Leader, Pays de Guingamp; et du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

RAPHAEL DALLAPORTA/2012

Alexandra Catiere et Raphaël Dallaporta ont arpenté, au fil de l’eau, le Trieux, fleuve côtier qui prend sa source à Kerpert dans le centre Bretagne pour finir sa course dans l’archipel de Bréhat. Alexandra Catiere a cheminé le long du fleuve pour réaliser un portrait sensible et poétique de toutes celles et ceux qui vivent quotidiennement au contact du fleuve. Raphaël Dallaporta a survolé le long ruban d’eau pour nous faire partager un point de vue proche par certains aspects de celui de certains oiseaux dont l’espace de vol se partage entre la terre et la mer.

Raphael Dallaporta.com

Accueil en résidence réalisé avec la participation de fonds européens Leader, Pays de Guingamp; et du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

MATHIEU PERNOT/2011

Le travail réalisé en Bretagne par Mathieu Pernot autour des bunkers datant de la seconde guerre mondiale, relève à la fois d’une réflexion sur la nature du paysage tel qu’il se conçoit, s’observe, se scrute à travers les fenêtres d’observation et de tir de ces constructions militaires et une expérimentation, dans des conditions parfois acrobatiques, du procédé antérieur à la photographie, la camera obscura. Le processus mis en œuvre par le photographe à l’occasion des prises de vues relève de la performance et ajoute une dimension stochastique à l’acte photographique lui-même.

Mathieu Pernot.com

Accueil en résidence réalisé avec la participation de fonds européens Leader, Pays de Guingamp; et du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

FLORIAN TIEDJE / 2009/2010

Photographe allemand installé depuis de nombreuses années en France, Florian Tiedje consacre une partie de son temps à réaliser des tirages pour d’autres photographes. Cette connaissance des possibilités du medium, le photographe l’a mise au service d’une recherche sur la représentation du paysage comme espace de mise en scène, où la place de l’homme est à la fois mystérieuse, dérangeante et parfois énigmatique. Son travail en couleur est construit en diptyque ou en triptyque.

Accueil en résidence réalisé avec la participation de fonds européens Leader, Pays de Guingamp; et du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

JURAJ LIPSCHER / 2004 et en cours

Photographe slovaque, installé en Suisse depuis 1968, chimiste de formation, Juraj Lipscher parcourt le littoral breton pour en détacher des paysages en noir et blanc d’une grande rigueur formelle. Sa démarche rompt avec une représentation trop souvent stéréotypée du paysage breton.

Juraj Lipscher.com

Accueil en résidence réalisé avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

PAULO NOZOLINO / 2009 / 2014

Depuis de nombreuses années, Stéphane Duroy et Paulo Nozolino entretiennent un dialogue dans lequel la photographie sert de support. C’est à partir de leur pratique photographique respective qu’ils ont noué un échange autour de la question de l’Histoire et des empreintes laissées par les sociétés humaines, dans le quotidien de leur fonctionnement ou à l’occasion d’évènements plus tragiques. Ce faisant ils interrogent nos sociétés contemporaines et leurs dérives actuelles. Si leurs visions semblent parfois sombres et sans perspective, c’est que les deux photographes sont sensibles à la déshumanisation croissante de notre système social et économique et témoignent, avec leur sensibilité, de leur empathie pour celles et ceux qui en sont les premières victimes tout en affirmant leur appartenance à ce monde.

Accueil en résidence réalisé avec la participation de fonds européens Leader, Pays de Guingamp; et du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

STEPHANE DUROY/2009 et en cours

Depuis de nombreuses années, Stéphane Duroy et Paulo Nozolino entretiennent un dialogue dans lequel la photographie sert de support. C’est à partir de leur pratique photographique respective qu’ils ont noué un échange autour de la question de l’Histoire et des empreintes laissées par les sociétés humaines, dans le quotidien de leur fonctionnement ou à l’occasion d’évènements plus tragiques. Ce faisant ils interrogent nos sociétés contemporaines et leurs dérives actuelles. Si leurs visions semblent parfois sombres et sans perspective, c’est que les deux photographes sont sensibles à la déshumanisation croissante de notre système social et économique et témoignent, avec leur sensibilité, de leur empathie pour celles et ceux qui en sont les premières victimes tout en affirmant leur appartenance à ce monde.

Accueil en résidence réalisé avec la participation de fonds européens Leader, Pays de Guingamp; et du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor et de la Ville de Guingamp.

ANDRÉ MÉRIAN/2008/2009/2010

André Mérian a poursuivi en Bretagne son questionnement du paysage en privilégiant ces "entre-deux", aux marges des zones côtières, des zones commerciales périphériques ou des zones de débordements urbains.

André Mérian.com

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OLIVIER METZGER/2008/2009

Olivier Metzger a photographié l’ensemble des métiers exercés au Centre Hospitalier Yves Le Foll à Saint Brieuc. Il ne s’agissait pas de photographier l’ensemble des personnes travaillant au Centre Hospitalier, mais bien, pour chacune des fonctions identifiées, de réaliser le portrait d’un(e) professionnel(le) pour qu’il ou elle en représente en quelque sorte l’archétype. Ce travail a permis de rendre «visible» la complexité et la diversité des fonctions à l’oeuvre dans un hôpital et le rôle central de l’homme. Dans un studio installé au sein de l’hôpital, les «modèles» sont photographiés en tenue de travail avec parfois un élément représentatif de la fonction exercée. Chaque modèle se retrouve, hors de l’environnement de sa pratique professionnelle dans un décor neutre. La raison de ce choix est double. Il donne en premier à l’ensemble des portraits une cohérence propre à définir la communauté de travail. En second, il ne «hiérarchise» pas et rend ainsi perceptible l’interdépendance de toutes les fonctions de l’Hôpital. C’est aussi la volonté de réaliser «un arrêt sur image» de l’histoire professionnelle de l’institution, de « dater » les métiers et les technologies mises en oeuvre en 2008 dans le traitement des problèmes de santé. La grande qualité et subtilité du travail d’Olivier Metzger tient dans sa manière de rendre compte au plus près de la singularité de la personne photographiée tout en «l’intégrant» visuellement dans la communauté plus large des personnes oeuvrant à l’hôpital. En contre-point, Olivier Metzger a réalisé des «portraits» de machines, ces «assistants technologiques» qui occupent aujourd’hui une place de plus en plus importante et visible. En leur donnant un statut photographique à part entière, il met en lumière, au delà de la dimension sculpturale de ces outils, l’évolution du rapport homme/machine et son enjeu pour l’hôpital. Enfin le photographe a souhaité restituer par des portraits de patients la finalité première de l’institution, soigner des hommes et des femmes. S’y ajoutent les portraits de tous ceux et celles, fleuriste, aumônier, imam, visiteur bénévole, qui, sans être directement rattachés à l’Hôpital, participent au bien-être de l’ensemble.

Olivier Metzger.com

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ROLAND SCHMID/2007

A l’Hôpital Yves Le Foll à Saint Brieuc, Roland Schmid a scruté le rapport changeant, mouvant, parfois contradictoire, de l'homme et de la technologie à l’œuvre dans le champ de la santé. Dans cet univers où la sophistication technologique pourrait donner à penser que l'humain n'occupe plus la place centrale, il se saisit des gestes, des regards, des postures, des ambiances, des architectures, comme autant de matières à penser, à documenter ce rapport si complexe. L’Hôpital, ce lieu paradoxal où se côtoient la naissance et la mort est aussi l'espace géographique où s’entremêlent deux perceptions du temps. Celle constituée du questionnement philosophique et spirituel sur la «finitude» de notre destinée d’homme [la vulnérabilité de notre statut de malade rend souvent ce questionnement plus sensible] et celle, très concrète, de l’activité médicale quotidienne dense et multiple. En s’immergeant pendant plusieurs semaines au cœur de l’hôpital, le photographe a souhaité restituer cette dualité en restant au plus près de la dimension humaine.

 

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FERNANDE PETITDEMANGE/2007

Le travail de Fernande Petitdemange, « Au-delà des mers » est un lent cheminement dans l’univers de l’empreinte [parfois à peine perceptible], de la trace, de la décomposition, du fragment ... Composant pas à pas son cabinet de curiosités, la photographe collecte, principalement en bord de mer, des objets qui échappent à notre regard devenu moins curieux à force de se contenter de ce monde trop évident qui nous est « offert » quotidiennement. Mais cette quête n’est pas de l’ordre de la classification, de la collection qui nomme comme pour mieux écarter la singularité. Ici ce qui est donné à voir est d’une autre dimension. La tête de Turbot qui d’ordinaire achève tristement sa vie dans le circuit du traitement de nos déchets, retrouve ici son mystère en nous ramenant loin dans ce temps que nous maîtrisons de moins en moins. Cette tête sans âge, les plumes, les algues, les bouts de cordage... sont autant d’invitations à un réenchantement de nos regards. Fernande Petitdemange ne cherche pas à imposer sa vision. A travers tous ces fragments qu’elle « emprunte » à l’oubli, elle révèle de manière sensible toute la fragilité de ce monde auquel nous appartenons.

 

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MALICK SIDIBÉ/2006

Invité par l’association Gwin Zegal à venir «tenir studio» sur la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha en Côtes d’Armor, le photographe Malick Sidibé a réalisé au cours de son séjour plus de trois cents portraits. Cet ensemble fonctionne comme un portrait sensible de la communauté de tou(te)s ceux et celles - résidents, touristes, saisonniers... - qui ont partagé ce territoire l’espace de ces trois semaines. L’ancien combattant, le pompier, la boulangère, le retraité, l’animateur du bal du 14 juillet, le baigneur, le banquier, la comédienne, la postière... sont photographiés en studio dans un décor et une lumière identiques. Chaque modèle se retrouve alors hors de son environnement quotidien dans un jeu de miroirs avec le photographe et la question de la représentation. Le travail réalisé par Malick Sidibé en Bretagne s’inscrit dans la continuité d’une longue et riche oeuvre de portraitiste entamée en 1962 et couronnée en 2003 par le prestigieux Prix Hasselblad.

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BODHAN HOLOMICEK/2004

Pendant plus de trois mois le photographe a sillonné le territoire du pays de Guingamp dans son minibus. Originaire de Janské Lázně, Bohdan Holomicek a documenté toute sa vie et les gens de cette région rurale et montagneuse de la République Tchèque proche de la frontière polonaise et ses amis de la dissidence tchèque rassemblés autour de son ami et voisin Vaclav Havel. En Bretagne, Bohdan Holomicek a découvert un univers à la fois proche et différent de son village d’origine. Ses photographies sont à son image, chaleureuses, directes, au plus près du moment qu’il a partagé avec les très nombreuses personnes rencontrées à l’occasion de son périple. Au total plus de 600 photographies qu’il a développées la nuit et tirées comme à son habitude dans un format proche d’une feuille A4. A l’issue de son séjour six expositions sont organisées simultanément dans deux cafés, une mairie, une église, un lieu associatif, le siège de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha avec pour principe un accrochage réalisé à partir de tirages non encadrés, directement punaisés sur les murs .

Accueil en résidence réalisé avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Général des Côtes d¹Armor.