AVANT...
2015
BRETONNES/Charles Fréger

 


Photographies de Charles Fréger du 6 juin au 27 septembre au Centre d’art et de recherche GwinZegal à Guingamp

C'est dans le cadre d'une résidence, que GwinZegal a accueilli Charles Fréger, depuis 2011 pour un travail sur les costumes traditionnels et les coiffes en Bretagne.

L'exposition Bretonnes qui fait suite à cette résidence est proposée sous forme de quatre expositions spécifiques :
- au Centre d’art Gwinzegal, Guingamp
- au Musée Bigouden, Pont-l’Abbé
- au Musée de Bretagne - Les Champs Libres, Rennes
- au Musée d’art et d’histoire, Saint-Brieuc.

Un livre aux Editions Actes Sud est édité à cette occasion et sera en vente au Centre d'Art GwinZegal.

Heures d’ouverture de l’exposition : mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 15h00 à 18h30 et le vendredi de 10h00 à 12h00 - En dehors de ces horaires des visites sont organisées pour les groupes en contactant au préalable le Centre d’art GwinZegal - www.gwinzegal.com - Renseignements : 02 96 44 27 78 - Mairie / 1, place du Champ au Roy / Guingamp

VISAGES DE LA RURALITÉ/Patrick Kuhn, Roland Schmid et Juraj Lipscher.

VISAGES DE LA RURALITÉ propose, sous la forme d’expositions itinérantes et de conférences sur l’ensemble du Pays de Guingamp, de questionner l’identité de notre territoire.
Trois photographes, accueillis en résidence, ont porté leur regard sur notre territoire pour révéler sa richesse et sa diversité. Leurs trois écritures portent sur les thématiques du paysage, de la forêt et de ses usagers, et enfin des acteurs du monde agricole. Un quatrième volet évoque, grâce aux images d’archives, le travail des femmes dans la société rurale au XXe siècle.

Visages de la ruralité est un projet mené par le Pays de Guingamp en partenariat avec le centre d’art GwinZegal. Il bénéficie des fonds européens LEADER et du soutien du Département des Côtes d’Armor.

Promenons nous dans les bois
Patrick Kuhn a sillonné bois et forêts à la recherche de celles et ceux qui s’y promènent, travaillent, cueillent, chassent ou plus simplement rêvent. Ses images nous donnent à voir cette communauté « invisible » de la forêt, tout en nous invitant à partager avec lui l’esprit des contes de l’enfance qui habite ces lieux.


Bastien Legal, sous un If du Bois Meur, Saint Fiacre
© Patrick Kuhn

Agriculture : terres de contrastes
De l’exploitation, intensive dans ses méthodes de culture, à
la ferme conduite suivant les principes de l’agriculture biologique,
en passant par l’entrepreneur de travaux agricoles, le
vétérinaire… le monde agricole contemporain est composé de
multiples acteurs. C’est à dresser le portrait de cette grande
diversité que s’est attaché Roland Schmid.


Anne Marie Le Fèvre, exploitante du GAEC laitier biologique
du Rocher et de Lislec’h, Lantic/Tréméven © Roland Schmid

Paysages parcellaires
Juraj Lipscher est fasciné par le « paysage de haies » qui
organise notre environnement. Cette forme d’un paysage
« sous contrôle », qui clôture de manière assez opaque et relativement récente, nombre de parcelles entourant des maisons
particulières, est à mettre en écho avec un paysage de
champs, de plus en plus vastes, dans lesquels les talus qui
constituaient l’essence du paysage breton, ont une forte tendance
à disparaître. Contraste saisissant, ponctué de la part
du photographe de quelques clins d’oeil.


© Juraj Lipscher

Le travail des femmes en milieu rural, de 1910 à 1980
Grâce à la richesse des fonds photographiques régionaux, provenant d’archives publiques et de fonds privés, les images sélectionnées évoquent le travail et l’engagement des femmes dans la société paysanne, de la première guerre mondiale aux
années quatre-vingts.
Collectage réalisé par Maria Menguy avec l’aimable autorisation du Musée de Bretagne, du ministère de l’Agriculture, des archives départementales des Côtes d’Armor, du Morbihan, d’Ile-et-Vilaine, du Centre d’Histoire du Travail à Nantes, de DASTUM, la Cie Papier Théâtre/ fonds Yvonne Kerdudo, des archives municipales d’Allaire et du Petit Echo de la Mode-Châtelaudren


Paimpol, débitante de boissons © Paul Gruyer- Musée de Bretagne, Rennes

CHAMPS CONTRE CHAMPS 2015/ Visages de la ruralité

 



Champs/contre-champs #5/ visages de la ruralité

du 3 avril au 17 mai 2015

La manifestation Champs/contre-champs, conçue initialement à partir de 2011 autour d’expositions photographiques et de projection de films dans l’espace d’exposition, poursuit son exploration des représentations par l’image du monde rural. Depuis la première édition, les travaux de 22 photographes ont été présenté sous des formes multiples, en intérieur comme en extérieur, (Raymond Depardon/Ken Grant/ Dorothea Lange/Sophie Ristelhueber/Andy Sewell/W. Eugène Smith/August Sander/Anthony Suau …) ainsi que 6 films/documentaires (La guerre du lait de Guy Chapouillié et Claude Bailblé/Les Moissons du futur de Marie-Monique Robin/ Farrebique de Georges Rouquier/Notre pain quotidien de Nikolaus Geyrhalter…) L’édition 2015 est organisée autour de la série Food d’ Henk 
Wildschut, une exploration de l’univers de l'agro-industrie aux Pays-Bas, de Pierre 
Liebaert, jeune photographe belge et sa série Macquenoise sur une mère et son fils qui vivent en marge dans un environnement rural, de Daniel Michiels, photographe des Ardennes Belge, qui trace à travers portraits et paysages un panorama sensible et humain de sa région d’adoption. A cela se rajoute une installation audio visuelle (photographies + textes) d’Armand Robin, textes et photographies tirées du livre « Le Cycle du pays natal », livre conçu par Françoise Morvan et la projection dans l’espace d’exposition du film de Patrick Prado, Un secret bien gardé - 
Basculement 
 N°1. Par ailleurs, les 1ère rencontres Champs/contre-champs qui se tiendront le 18 avril 2015 toute la journée, viendront enrichir et amplifier l’écho rencontrée par la manifestation, avec pour ambition de faire de ces rencontres un rendez-vous annuel.

A l'ESPACE FRANÇOIS MITTERRAND - 22200 Guingamp

 


2014
ADOLPHE BRAUN/collection Christian Kempf

 

ADOLPHE BRAUN
[ Albums 1842 - 1880 ]
collection Christian Kempf

Espace François Mitterrand - Guingamp
5 octobre - 30 novembre 2014

Vernissage le samedi 4 octobre à 18h.
19h30 conférence-rencontre au Théatre du Champ au Roy avec Christian Kempf, historien de la photographie.

Le 21 novembre à 19h
Conférence Rencontre avec Luce Lebart, Directrice des collections de la Société française de photographie.

Le 1er et 15 novembre, de 14h à 16h, Atelier Adulte-Enfant.
Cet atelier est ouvert aux adultes et enfants désirant s'initier ensemble à l'expression photographique. Participation : 5€ pour 1 adulte et 1 enfant - gratuit pour les adhérants. L'atelier est limité à 12 personnes - merci de réserver au 02 96 44 27 78

Heures d’ouverture de l’exposition : mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 15h30 à 18h30 et vendredi de 10h00 à 12h00 en dehors de ces horaires, des visites sont organisées pour les groupes en contactant au préalable le centre d’art. (GwinZegal - 02 96 44 27 78 - info@gwinzegal.com)

Pour son exposition d’automne, le Centre d’Art GwinZegal se propose de mettre en lumière un aspect de la production d’Adolphe Braun (1812 – 1877) : les albums photographiques.
Les albums de la Maison Braun présentés à l’occasion de cette exposition, expriment tout à la fois la diversité et les qualités artistiques et techniques de la production d’Adolphe Braun, photographe [sans omettre la part prise par les autres opérateurs de la Maison]1, et les préoccupations d’Adolphe Braun, entrepreneur, quant à la nécessaire commercialisation de cette production photographique, indispensable à l’équilibre économique de son entreprise.
Adolphe Braun, photographe actif des premières décennies qui vont suivre la présentation en 1839 du procédé de Louis Daguerre, est trop souvent cantonné à la posture du photographe régionaliste, surtout actif en Alsace. Il n’est pourtant pas inintéressant d’évaluer son apport, au-delà de ses qualités artistiques propres et d’un volume de production considérable pour l’époque, aux enjeux de la diffusion de la photographie, qui demeure encore aujourd’hui d’une grande actualité.
Le mode de diffusion retenu - l’album - d’une production photographique qui se déclinait dans des séries thématiques, Fleurs photographiées d’après nature, L’Alsace photographiée … interroge déjà les notions de corpus, de série, de maquette, de format … et préfigure en quelque sorte, ce qui occupera une place à part entière dans le travail de création de nombreux photographes, le livre. Adolphe Braun est ainsi une sorte de précurseur dans la longue histoire de l’édition photographique. Cette dimension ne pouvait qu’intéresser le Centre d’Art GwinZegal en tant qu’éditeur.

 

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CHAMPS CONTRE CHAMPS # 2/ Visages de la ruralité

 



Champs/contre-champs #2 visages de la ruralité
avec des oeuvres de Gérard Dalla Santa, John Davies, Raymond Depardon, Mario Giacomelli, Vincent Victor Jouffe, Cédric Martigny, Sophie Ristelhueber, Georges Rouquier, Manuel Von Stürler
du 4 avril au 18 mai 20142013 au 23 février 2014

La nouvelle édition 2014 de Champs/contre-champs s'inscrit dans le projet du Centre d'Art GwinZegal de tenir une chronique des représentations, par l'image, de la ruralité - photographie, film, documentaire... - afin de rendre compte de la complexité, de la diversité et des évolutions en cours au sein de cette société.
Chaque nouvelle édition se propose de faire découvrir la richesse des regards et la pluralité des points de vue sur une réalité mouvante et difficile à circonscrire. Année après année nous soutenons, par des résidences d'artistes, les travaux qui s'attachent à restituer certains aspects de cette réalité contemporaine.
L'édition 2014 de Champs/contre-champs est construite autour de 9 propositions et d'une double interrogation:
- d'une part le constat d'un monde paysan en voie d'effacement, remplacé, jusque dans le langage courant, par celui des « entreprises agricoles ».
Les ensembles photographiques de Raymond Depardon, Paysages et paysans: le désert français et ses derniers habitants, de Vincent Victor Jouffe, Archives du comice agricole du canton de Plélan-Ie Petit, 1996 - 2006 et le film de Georges Rouquier, Farrebique, témoignent de ces évolutions.
- d'autre part une réflexion sur les mutations des paysages, ruraux ou péri-ruraux, concomitantes aux transformation qui touchent le monde agricole. Les ensembles photographiques de John Davies, Canton de St Benoit du Sault (1994-1997), de Sophie Ristelhueber, Parc naturel régional du Pilat (1992-1993), de Gérard Dalla Santa, Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse (1997-1999), de Mario Giacomelli, Storie della Terra,
la sélection de cartes postales Lapie (Les Applications Photographiques d'Industrie et d'Edition) et le film de Manuel Von Stürler, Hiver nomade, illustrent cett réflexion.
Enfin le travail de Cédric Martigny, réalisé à l'occasion d'une résidence en Côtes d'Armor, initiée et soutenue par le Centre d'Art GwinZegal autour des multiples métiers liés au bois, élargit la perception de la ruralité liée aux usages non agricoles.

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Le Centre d’Art remercie l’ensemble des partenaires qui se sont associés à cette exposition : Le Centre National des Arts Plastiques/CNAP pour le prêt de la série de Raymond Depardon, Paysages et paysans : le désert français et ses derniers habitants, L’Observatoire Photographique du Paysage/Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie et Les Archives Nationales pour le prêt des séries photographiques, Canton de St Benoit du Sault (1994-1997) de John Davies, Parc naturel régional du Pilat (1992-1993) de Sophie Ristelhueber, Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse (1997-1999) de Gérard Dalla Santa., Le Fonds Régional d’Art Contemporain de Lorraine pour le prêt des photographies de Mario Giacomelli, Le Fonds Régional d’Art Contemporain Bretagne, Le Fonds départemental d’art contemporain d’Ille-et-Vilaine, Le Fonds départemental d’art contemporain des Côtes-d’Armor pour le prêt des oeuvres de Vincent Victor Jouffe, Le Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône pour le prêt de cartes postales issues du fonds LAPIE, La cinémathèque du Ministère de l’Agriculture pour le prêt du film de Georges Rouquier, ARTE pour la mise à disposition du film de Manuel Von Stürler.

A l'ESPACE FRANÇOIS MITTERRAND & STUDIO GWINZEGAL - 3 rue Aauguste Pavie / 22200 Guingamp

 

IMAGINARY CLUB /
Oliver Sieber

 



IMAGINARY CLUB par Oliver Sieber
du 1er novembre 2013 au 23 février 2014

Imaginary club
L’univers d’Oliver Sieber explore la contre-culture de groupes sociaux, jeunes pour la plupart, qui fréquentent des clubs où se produisent des formations musicales au style affirmé. De cette subculture, qui se vit à l’échelle de la planète, nous connaissons aujourd’hui la forme visuelle développée par ses propres membres et qui circule essentiellement par les réseaux sociaux.
Toute l’intelligence du projet d’Oliver Sieber est de construire, à rebours de ces pratiques photographiques dominantes, un travail d’une grande rigueur esthétique et documentaire. Pour dessiner le portrait de ces multiples « tribus urbaines mondialisées », il a emprunté à diverses écritures photographiques : du studio à une forme de nature morte en passant par un journal, sorte d’errance photographique.
Sociologique ou anthropologique, son approche doit beaucoup à son immersion au sein de cette contre-culture qui, sans s’opposer directement à la culture dominante développe une esthétique singulière à travers ses propres codes et rituels. Dans des vues aux cadrages rigoureux, Oliver Sieber a exploré les studios d’enregistrement « amateurs » où s’autoproduisent nombre de groupes à la lisière du circuit officiel des majors ; dans un studio qu’il installe devant les portes des salles de concert, il a réalisé une importante série de portraits couleur, à mi-chemin entre plan américain et plan
rapproché ; et, enfin, il a déambulé dans les grandes métropoles qu’il a traversées pour en saisir dans l’instant, en noir et blanc, les ambiances.
De cet entremêlement d’images surgit un univers complexe, déroutant, où, paradoxalement, l’attestation de la singularité cohabite avec l’instinct grégaire.
Cette affirmation de l’individualité passe, sans doute de manière inconsciente, par des pratiques qui remontent à la nuit des temps – tatouage, piercing, scarification ou multiples manières de porter la coiffure – et sont généralement associées dans nos sociétés occidentales à des pratiques dites « primitives ».
Au-delà de sa qualité photographique, le travail d’Oliver Sieber interroge ainsi la fonction de représentation à l’oeuvre dans nos sociétés contemporaines, enclines à normaliser nos manières d’apparaître dans l’espace social.
Paul Cottin, commissaire de l’exposition

 

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 7 juin au 13 octobre 2013


2013

JERZY LEWCZYNSKI

 


Jerzy Lewczyński
Du 4 octobre au 17 novembre 2013.

Jerzy Lewczyński (1924) a été un acteur et un témoin de premier plan de la scène photographique polonaise de la seconde moitié du XXe siècle. L’exposition Dire ce que l’on ne peut voir, voir ce que l’on ne peut dire, présentée en partenariat avec le Musée National de Gliwice, est sa première exposition monographique à l’étranger 1. Elle réunit un ensemble d’oeuvres qui couvre la période du milieu des années 1950 jusqu’à 2010. Le corpus de près d’une centaine de tirages originaux et d’épreuves de lecture présenté, propose d’observer les étapes du passage d’un exercice subjectif du regard, par le biais notamment des expérimentations formelles des années 1950, à la pratique de la photographie trouvée, à partir des années 1970.

« Issu du milieu amateur, Jerzy Lewczyński expose ses photographies dès le milieu des années 1950. Cette décennie, marquée à ses débuts par l’introduction de la doctrine du réalisme socialiste comme unique modèle à suivre, donne lieu durant sa seconde moitié, à la faveur du dégel politique, à un important bouillonnement culturel. Les photographes cherchent à renouer avec les avancées des avant-gardes internationales de l’Entre-deux-guerres. La domination en Pologne durant les années 1920-1930 de l’esthétique pictorialiste prive les photographes de la jeune génération de repères formels ou théoriques. On voit apparaître de multiples tendances, faites d’emprunts tantôt au Bauhaus, tantôt au Surréalisme. C’est dans ce contexte que Lewczyński fait ses premières armes en réalisant à la fois des photogrammes, des photomontages ou des photographies en contre-plongée. La série intitulée Photo-théâtre (1956), qui réunit sur une scène sans logique apparente des objets de la vie quotidienne, semble renvoyer à un monde dénué de sens. Lewczyński cherche à éviter l’écueil d’une approche formaliste qui ne serait que pure esthétique. Si le regard subjectif sur le monde extérieur est convoqué, c’est pour dire quelque chose sur l’homme et ses expériences passées : la guerre, la faim, la mort, mais aussi l’espoir, l’humour. L’approche documentaire de Lewczyński laisse paraître un réalisme sombre. La quête de l’émotion visuelle passe par des photographies usant de la métaphore, de l’oxymore. La rencontre avec les photographes Zdzisław Beksiński et Bronisław Schlabs dans les dernières années de la décennie marque un tournant dans le travail de Lewczyński. Les années 1950 voient le photoreportage prendre une place importante dans le paysage photographique L’exposition The Family of Man est présentée à Varsovie en 1959. On parle à cette époque de « reportage artistique », mais pour Beksiński, le photoreportage a conduit la photographie dans une impasse, réduisant l’image à l’anecdote. Avec ses deux amis, il se propose de trouver les moyens de sortir de cette crise, en créant notamment un dispositif activant le jeu des associations d’images entre elles et avec les mots.

Dans les années 1960, l’approche de Lewczyński se fait plus anthropologique. Il documente certaines traces laissées par l’homme : graffitis, inscriptions, enseignes. Son intérêt se porte également sur les photographies vernaculaires, des images sans qualité, (pierres tombales, vitrines de studios photographiques). A la fin des années 1960, il interroge la question de l’auteur en utilisant dans un polyptique d’abord ses propres photographies de famille, puis celles trouvées par hasard. Durant les années 1970, il développe ce travail en faisant notamment des agrandissements des négatifs, montrant tantôt les scènes imperceptibles à l’oeil nu, tantôt la structure même du négatif, sa gélatine. » Patrick Komorowski commissaire de l’exposition (1) L’exposition Jerzy Lewczynski Dire ce que l’on ne peut voir, voir ce que l’on ne peut dire, conçue par Patrick Komorowski, a été présentée à l’occasion de l’Été Photographique 2013 à Lectoure, avant sa venue à Guingamp au Studio[GwinZegal].

au Studio GwinZegal - 3 rue Auguste Pavie - 22200 Guingamp
Exposition organisée par GwinZegal et le Musée National de Gliwice.(Pologne)

Dossier de presse au format PDF


LANDFALL/Lucas Felzmann

 



Landfall - Lucas Felzmann


Dans la Vallée de Sacramento, en Californie, Lukas Felzmann esquisse une carte, « archéologie visuelle » de territoires abandonnés des hommes, où se donnent à lire des fragments d’histoires que l’on imagine singulières. Séries paradoxales que celles présentées par Lukas Felzmann sur les États-Unis, vieux de seulement deux siècles et dont l’imaginaire national s’est construit et se construit encore très largement aujourd’hui autour de la photographie, apparue quelques décennies après la déclaration d’indépendance de Thomas Jefferson le 4 juillet 1776.

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 7 juin au 13 octobre 2013


A JOURNEY /Patrick Messina

 



A JOURNEY - Patrick Messina


A Journey
La concomitance de la transformation urbaine radicale liée à la révolution industrielle et de l’invention de la photographie renouvelle le regard sur la ville en rompant avec une représentation par trop figée (gravures et plans) dans laquelle le monument occupait une position centrale. La photographie se saisit, dans cet univers en perpétuel mouvement, de la figure du piéton, des signes urbains, de la nuit et sa
profusion d’éclairages artificiels, des jeux de miroirs auxquels se prêtent les vitrines des magasins… Paris, New York, Berlin, Londres deviennent les « sujets », actifs ou
passifs, à partir desquels de très nombreux photographes expérimentent la richesse expressive de leur média.
Le travail de Patrick Messina s’inscrit, pour partie, dans cette tradition de la photographie urbaine. Non pas celle de la Street Photography, ni celle d’une photographie documentaire à caractère social, ou encore d’une mise en exergue de la démesure des villes.
Patrick Messina est un amateur de la forme urbaine dans ce qu’elle contient de hasard, d’hypothèse, de richesse, de créativité… il aime avant tout arpenter la ville, les villes, et faire partager son étonnement, sa curiosité, son attachement pour ce monde de transformations incessantes où des femmes et des hommes poursuivent une multitude de destinées singulières. L’esthétique de la ville, à travers cet entrelacs
de fluidité, de formes, de lumières, de ruptures, est une des qualités auxquelles s’attache le regard du photographe.
Dans A Journey, Patrick Messina se joue des échelles, du point de vue à partir duquel il opère, pour créer un soupçon d’irréalité, plongeant le spectateur dans un sentiment de trouble, de confusion visuelle. Notre regard sur la ville perd de son évidence. Le photographe ne cherche pas à conforter notre perception de l’espace urbain, ni à nous livrer des indications sur les villes représentées. C’est la ville au sens générique du terme qui est l’objet de son intérêt.
Reconnu dès ses premiers travaux pour la singularité de ses portraits d’acteurs, de réalisateurs, d’écrivains, de musiciens… réalisés pour la presse (Inrockuptibles, Libération, Télérama, Le Monde), Patrick Messina s’est engagé depuis quelques années dans un travail au long cours sur l’univers des villes. C’est ce travail, rarement
exposé, qui est montré pour la première fois en Suisse. Pour cette exposition à Berne, le photographe a déambulé dans la ville pour y saisir des fragments. Ces points de vue sur la capitale fédérale côtoieront des photographies réalisées à Tokyo, New York, Chicago, Le Cap…
Formé à l’Ecole Louis Lumière à Paris, Patrick Messina partage son temps entre travaux personnels, commandes pour la presse, l’industrie et l’opéra.
Paul Cottin, commissaire de l’exposition

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 5 avri l au 1er juin 2013


CHAMPS/CONTRE-CHAMPS les visages de la ruralité
Rémy Artiges, Ken Grant, Dalila Ingold, Dorothea Lange, Andrew Lichtenstein, Carlos Javier Ortiz, Pierre Pedelmas, Andy Sewell, W. Eugène Smith, Anthony Suau et la projection des films de Guy Chapouillié et Claude Bailblé et de Marie-Monique Robin

 


Rémy Artiges, Ken Grant, Dalila Ingold, Dorothea Lange, Andrew Lichtenstein, Carlos Javier Ortiz, Pierre Pedelmas, Andy Sewell, W. Eugène Smith, Anthony Suau et la projection des films
la guerre du lait de Guy Chapouillié et Claude Bailblé et les Moissons du futur de Marie-Monique Robin

Champs/ contre-champs, dans la continuité de l‘exposition Visage(s) de l’Europe Rurale présentée en 2012 par le Centre d’Art GwinZegal, se donne pour ambition de poursuivre année après année, l’exploration et le questionnement des ruralités...
Pour cette première édition de Champs/ contre-champs il apparaissait indispensable de présenter à la fois: des oeuvres marquantes: Dorothea Lange et son travail réalisé dans le cadre de la Farm Security Administration, W. Eugène Smith et son reportage sur le Dr Ceriani ou encore la production de Pierre Pedelmas, photographe qui se revendique amateur, sur le village de ses origines. des oeuvres d’artistes contemporains: Another Country du jeune photographe britannique Andy Sewell, The Bird House de Kent Grant, Nature® du photographe français Rémy Artiges ou Rural meals typologie in Brittany de la photographe suisse Dalila Ingold des travaux proches par la forme du reportage: avec Andrew Lichtenstein, Anthony Suau et Carlos Javier Ortiz du collectif Facing Change: Documenting America
Ces expositions sont enrichies de la projection de deux films: la grève du lait en Bretagne en 1972 de Guy Chapouillié et Claude Bailblé les Moissons du futur de Marie-Monique Robin. et de l’organisation de conférences, en partenariat avec le Pays de Guingamp, dont la première le soir du vernissage animée par Emmanuel Laurentin, animateur et producteur de l’émission La Fabrique de l’Histoire sur France Culture, permettra une mise en perspective de la question de la ruralité.
Cette manifestation est aussi l’occasion d’affirmer l’inscription géographique, mais aussi sociale et artistique, du Centre d’Art GwinZegal sur le Pays de Guingamp et son attachement, au-delà des activités menées hors de cet espace, à approfondir le lien qui nous attache à ce territoire.

A l'ESPACE FRANÇOIS MITTERRAND (1, place du Champ au Roy 22200 Guingamp) et au STUDIO GWINZEGAL (3, rue Auguste Pavie 22200 Guingamp)
du 23 mars au 26 mai 2013. Entrée libre.
ouvert les mercredi/vendredi/samedi/dimanche de 15h30 à 18h30
& vendredi de 10h à 12h
Visite commentée gratuite tous les dimanches à 16h30
Demande de visite de groupe : info@gwinzegal.com - Tel : 02 96 44 27 78

2012

WILDER MANN
Charles Fréger

 

Avec Wilder Mann, Charles Fréger poursuit sa quête des « communautés inactuelles », comme le souligne Michel Poivert à propos de Jockeys, Majorettes, Opéra, Légionnaires, Rikishi, Empire… ses séries précédentes qui révélaient déjà l’enjeu à l’oeuvre dans le travail du photographe : rendre visible ce que les représentations en usage dans la société individualisée et mondialisée nous désignent comme anachronique. Ces communautés de femmes et d’hommes, jeunes pour la plupart, appartenant à des structures collectives qui impliquent le port d’une tenue vestimentaire uniforme – apprentis sumos, élèves grenadiers de la garde royale britannique, patineuses de danse synchronisée finlandaises… –, sont reliées par l’expérience contemporaine d’une sociabilité ou d’un rapport à l’Histoire que nous croyons à tort être suranné.
Le modus operandi, mis en oeuvre par le photographe de manière récurrente et avec rigueur dans ses séries, obéit à des choix formels : un souci de la pose et du fond devant lequel se tient le modèle ; l’usage du flash qui dégage la silhouette de son environnement ; la volonté d’imprimer à ses portraits in situ, au-delà du simple enregistrement, une expression de mise en scène doublée d’une esthétique de l’immobile. Mais, aux yeux du photographe, ce qui compte tout autant que la nature esthétique du costume, c’est l’expérience physique, contraignante voire douloureuse dans certains cas, afférente au port du costume, et qui détermine une posture, un maintien, parfois une rigidité.
L’uniforme, le costume sont avant tout une discipline, marquant l’acceptation des règles d’appartenance qui passe par un effacement de la singularité. Le costume devient le révélateur d’un « autre » relié à des pratiques, dont les origines remontent parfois loin dans le temps. La série Wilder Mann, la plus ample jamais réalisée par le photographe – deux années de travail dans dix-huit pays d’Europe –, marque une inflexion dans son oeuvre. L’appartenance à la communauté des Wilder Mann ne se joue plus dans l’analogie visuelle formelle des costumes telle qu’elle se déploie dans Majorettes ou Rikishi notamment, mais dans l’appropriation symbolique de la « figure du sauvage » qui se décline à travers l’Europe dans une extraordinaire diversité de personnages issus, selon la légende, de l’union d’un ours et d’une femme. Certes, la figure de la chèvre, du cerf, du sanglier ou de l’ours, se retrouve dans la plupart des pays traversés par le photographe, mais ce qui inscrit l’universalité de ces pratiques ne se trouve pas dans les similitudes ou les différences stylistiques des masques et des costumes, mais bien dans ce rapport que l’homme entretient, à travers ces rituels festifs, à sa part d’animalité, à son rapport au monde naturel dans une société dominée par la rationalité. Le rapport à l’Histoire ou à des pratiques particulières, tel que chroniqué par le photographe dans ses séries précédentes, relève de codes inscrits dans des sociétés où la part du « sauvage » a été refoulée dans un coin sombre, inaccessible à nos esprits d’hommes modernes.

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 14 septembre 2012 au 12 janvier 2013

PORTRAITS DE VILLES
Wayfaring de Patrick Messina, Bus Odyssey de Tom Wood, DreamWorld de Leo Fabrizio, Prague Shop Windows d’Iren Stehli et Berlin, Die Sinfonie der Grossstadt de R W. Ruttmann; Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio.

 

Après avoir exploré le monde rural (1), le Centre d’Art GwinZegal se propose de sonder l’espace urbain en présentant six œuvres du champ de la photographie et du cinéma. La ville, telle qu’elle s’est développée à partir de la révolution industrielle, a fasciné nombre d’artistes. La concomitance de l’invention de la photographie et de la transformation urbaine radicale liée à la révolution industrielle a rendu possible le renouvellement du regard sur la ville, en rompant avec une représentation par trop figée (gravures et plans) dans laquelle le monument occupait une position centrale. Très tôt, la photographie va se saisir, dans ce monde en perpétuel mouvement, de la figure du piéton, de la vitesse, de la nuit et sa profusion de lumières artificielles, des jeux de reflets et de miroirs auxquels se prêtent les vitrines des magasins, des signes urbains, de l’hétérogénéité des populations… De même le cinéma va utiliser l’espace urbain comme cadre et arrière plan de sa création et participer à la production d’une représentation de la ville, qu’elle soit réelle ou imaginaire. Paris, New-York, Berlin, Londres… vont devenir les « sujets », actifs ou passifs, à partir desquels de très nombreux photographes et cinéastes vont expérimenter la « plasticité » de ces deux medias.
DreamWorld de Leo Fabrizio, Wayfaring de Patrick Messina, Prague Shop Windows d’Iren Stehli et Bus Odyssey de Tom Wood prolongent ce travail photographique « d’inventaire visuel » autour de l’espace urbain, en rendant compte, chacun avec une écriture singulière, des rapports et des expériences multiples qui le traversent. En 1927, Walter Ruttmann réalise une œuvre cinématographique d’une grande audace formelle, Berlin, symphonie d’une grande ville, pour souligner la métamorphose à l’œuvre dans la capitale allemande des années trente. Quelque cinquante ans plus tard, le cinéaste Godfrey Reggio réalise avec la même audace, Koyaanisqatsi, un long poème visuel sur la société technologique et de consommation de masse avec un propos oscillant entre critique et fascination.

A l'ESPACE FRANÇOIS MITTERRAND & STUDIO GWINZEGAL - Guingamp
du 1er juillet au 14 octobre 2012
Ouvert les jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 15h à 18h30
(interruption entre le 6 août et le 5 septembre)

SCHWARZE QUADRATE
Adrian Sauer

 

Le travail artistique d’Adrian Sauer questionne les limites de la reproduction optique en un temps où les images apparaissent de plus en plus comme des constructions hybrides, entre photométrie et calcul mathématique. De manière un peu provocatrice, certains de ses travaux, tel Gradient ou les différentes interprétations de 16.777.216 Farben, ont l’apparence de tests techniques alors qu’ils soulèvent en réalité des questions relevant du langage et de la tradition de la photographie concrète et générative. Depuis Laszlo Moholy-Nagy, constructiviste hongrois, l’art abstrait s’efforce de libérer la photographie de sa « servitude » et de remplacer la reproduction du réel par une production autonome de l’image, pour reprendre deux concepts élaborés dans les années 1920.

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 11 mai au 25 août 2012

OBSERVATION
Raphaël Dallaporta

 

Le travail de Raphaël Dallaporta [ né en 1980] porte sur la fragilité de la vie aussi bien que sur une analyse des perversités de la société.
Le travail subtil, intrigant, de ce jeune photographe fait appel à la sensibilité et à la curiosité du spectateur.
L’exposition « Observation » rend compte de la richesse d’une oeuvre qui n’hésite pas à traiter les objets chargés de sens comme de simples objets industriels. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce détachement, cette fausse objectivité n’est là que pour montrer les limites de la photographie et ses dérives esthétisantes. Cette première exposition personnelle de l’artiste dans un musée français présentera les séries photographiques « Antipersonnel », « Esclavage domestique », « Fragile » et « Ruine ».
La démarche atypique de Raphaël Dallaporta place ses photographies à la frontière de l’art conceptuel et de l’image documentaire. À l’opposé de l’artiste solitaire, il aime s’adjoindre la collaboration de professionnels lui permettant de pénétrer des univers inconnus ou interdits. Chacune de ses séries est le résultat d’un travail mené en commun avec, tour à tour, des militaires du génie d’Angers, des juristes, un professeur de l’institut médico-légal de Garches, ou des archéologues… Chaque image est conçue suivant un protocole rigoureux de prise de vue, alliant frontalité et neutralité, et concourant à décontextualiser l’objet représenté.

du 18 février au 20 mai 2012 au MUSEE NICÉPHORE NIEPCE - Chalon-sur-Saône
du 30 mars au 27 mai 2012 au MUSEUM FÜR PHOTOGRAPHIE - Braunschweig.
du 2 juin au 2 septembre 2012 au C.N.A (Centre National de l’Audiovisuel) -Luxembourg.

VISAGE(S) DE L'EUROPE RURALE
August Sander, James Ravilious, Yann Mingard, Anne Golaz, Cintia Stucker, Nikolaus Geyrhalter, Armand Chartier

 

Rendre compte en une exposition de la réalité, de l’histoire, de l’évolution de la situation actuelle des paysans dans différents pays d’Europe relève de la gageure. Pour autant il nous est apparu utile, à travers les différents travaux proposés dans cette exposition, de poser des jalons, de tracer des pistes de réflexions et de mettre en évidence la richesse de la production photographique sur le sujet.Autour d’oeuvres d’August Sander, James Ravilious, Armand Chartier, Anne Golaz, Cynthia Stucker, Nikolaus Geyrhalter, Yann Mingard nous proposons, à travers différentes époques, une approche de la représentation du monde paysan tant du point de vue de la photographie que du cinéma. L’histoire des paysans s’intègre dans une problématique plus large, la ruralité, à propos de laquelle GwinZegal entend poursuivre et élargir sa recherche et ses échanges. L’exposition Visage(s) de l’Europe rurale , fait suite au projet Nous paysans mis en oeuvre sur le Pays de Moncontour en 2011 et dans lequel cinq jeunes photographes issus de l’école de Vevey en Suisse, s’immergeaient au sein de cinq familles d’agriculteurs, pour produire en commun un travail photographique sur une thématique choisie d’un commun accord entre la/le photographe et les familles d’agricultrices et d’agriculteurs.
L’exposition Visage(s) de l’Europe rurale est aussi l’occasion de réaffirmer l’attention portée par GwinZegal aux multiples formes de monstration de l’image contemporaine, du tirage photographique accroché aux cimaises, à la projection d’images fixes, au film et à la vidéo.

A l'ESPACE FRANÇOIS MITTERRAND & STUDIO GWINZEGAL - Guingamp
Du 3 mars au 15 avril 2012

 

AOUT
Cécile Hesse et Gaël Romier

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 3 février au 14 avril 2012

2011

OBSERVATION/Raphaël Dallaporta

 

Exposition organisée par GwinZegal et le FOAM, Fotomuseum Amsterdam.
L’exposition est accompagnée par la publication du livre FRAGILE aux éditions GwinZegal. (parution en septembre 2011)
L’exposition sera ensuite présentée au Musée Nicéphore Niépce, (Chalon-sur-Saône), au CNA Centre National de l’Audiovisuel (Luxembourg) et au Museum für Photographie à Braunschweig.

Observation a pour objet de mettre en perspective les différentes séries de Rapahël Dallaporta : Antipersonnel, Esclavages domestiques, Fragile, Ruines, en convoquant résonances, juxtapositions, mises en écho. Raphaël Dallaporta emprunte tout autant aux pratiques de l’art contemporain qu’au modus operandi de la photographie documentaire pour produire des œuvres qui traitent de manifestations caractéristiques de certains traits de notre société contemporaine.A l’origine des séries, des rencontres, fortuites ou suscitées, entre l’artiste et des professionnels impliqués très concrètement dans les faits abordés. Démineurs, juristes, médecin légistes, archéologues, … tous apportent aux projets de Raphaël Dallaporta un cadre factuel dans lequel l’artiste recense, collecte, s’interroge, échange … dans un processus de travail où se confronte, dans un subtil équilibre, la liberté du créateur et le respect et l’attention porté aux faits relatés. C’est dans ce rapport entre acteurs à l’origine des projets, le public auquel s’adresse le travail et la démarche de l’artiste, que prennent corps les tensions, les questionnements, les réactions qui enrichissent l’œuvre et sa compréhension.

au FOAM - Amsterdam - www.foam.org
Du 2 septembre au 26 octobre 2011

L'IMAGE DOCUMENTAIRE
Chris Killip, Mathieu Pernot et Henri Salesse.

 

Henri Salesse, Chris Killip et Mathieu Pernot ont produit des séries documentaires qui s’attachent, à travers la photographie, à rendre compte d’une réalité sociale multiple. Leur position personnelle vis-à-vis du statut de photographe, les différentes périodes auxquelles les travaux ont été réalisés, les choix parfois éloignés de la forme adoptée participent de l’intérêt, à nos yeux, de mettre en écho ces trois travaux et de souligner la permanence des enjeux et interrogations soulevées par la représentation de réalités complexes.Ces expositions viennent également rappeler notre travail d’éditeur, avec d’une part Enquêtes Photographiques d’Henri Salesse, réalisé en partenariat avec le Pôle Image Haute-Normandie et d’autre part Seacoal de Chris Killip, co-édité avec les éditions Steidl, et réalisé en partenariat avec Florian Ebner, Directeur du Museum für Photographie de Braunschweig en Allemagne.Le vernissage du vendredi 24 juin sera aussi l’occasion d’un échange avec Chris Killip, Mathieu Pernot et Didier Mouchel qui a contribué à la reconnaissance du travail d’Henri Salesse.

Seacoal de CHRIS KILLIP À l'ESPACE FRANÇOIS MITTERRAND - Guingamp
Périphéries de MATHIEU PERNOT AU STUDIO GWINZEGAL- Guingamp
Enquêtes photographiques d’HENRI SALESSE À L'ESPACE HERMINE - Plouha
Du 24 juin au 31 juillet 2011

FORCES
Sonja Braas

 

La galerie TH13 expose le travail de la photographe allemande Sonja Braas. Forces nous plonge au cœur d’un monde que l’on suppose proche de sa condition initiale. Un univers de paysages préservés des empreintes de la société humaine, qui mêle de manière subtile des photographies issues de « constructions » de l’artiste ou de prises de vues en conditions réelles. La singularité du travail de Sonja Braas est de nous mettre face à des représentations dont la force d’évocation provoque le sentiment d’être le spectateur privilégié d’une nature toute-puissante, alors que nous sommes en réalité face à des « maquettes » conçues, réalisées et photographiées par l’artiste, ou tout au contraire devant des photographies prises dans la nature. Cependant, Sonja Braas n’a pas la volonté de dissimuler, de camoufler. Son projet tient dans le trouble, la distance, l’interrogation qu’elle cherche à installer, dès le premier regard, chez celles et ceux qui se trouvent confrontés à ses photographies. Susciter la réflexion sur le statut de la photographie, sur sa capacité à nous leurrer, loin de « la photographie miroir fidèle de la réalité », est un enjeu constant de son œuvre. Le spectateur peut aussi, dans cette allégorie proposée par l’artiste, se laisser aller à une méditation sur la fragilité de la condition humaine face à une nature dont nous devinons qu’elle défie la puissance des savoirs et moyens des hommes. Ce qui captive dans l’approche de l’artiste c’est sa volonté, malgré la sophistication de plus en plus grande des outils qui permettent la « création » d’un monde virtuel, de se confronter concrètement, à travers ses multiples « bricolages », aux enjeux de la représentation. Nous devinons la jubilation de l’artiste à créer, avec des « bouts de ficelle », beaucoup de tâtonnements et de travail, un monde dont elle serait en quelque sorte le démiurge.

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 13 mai au 27 août 2011

PHOTOGRAPHIES
Anna Malagrida

 

Anna Malagrida (Barcelone, 1970) pratique la photographie et la vidéo depuis 1988 à l’Université autonome de Barcelone, où elle obtiendra une licence en sciences de l’information. Elle poursuit sa formation à l’École nationale supérieure de la Photographie d’Arles.
Ses images se structurent autour de l’opposition entre espace intérieur et extérieur, lumière et obscurité, transparence et opacité, réalité et représentation.
La problématique de l’artiste s’articule le plus souvent autour d’un des motifs récurrents de l’Histoire de l’art : la fenêtre. Une fenêtre qui a un rôle stratégique ; c’est la limite entre le dedans et le dehors. À la fois cadrage simple, parfois simple verre transparent qui n’interfère pas notre perception, elle prend à d’autres occasions un caractère délibérément pictural.
Tout n’est pas directement visible dans le travail d’Anna Malagrida. Le cadre de la photographie implique un hors champ invitant le spectateur à déployer son imagination hors de ce que l’artiste donne à voir. Les images d’Anna Malagrida se font écho entre elles, dans la même série, mais aussi d’une série à l’autre, interrogeant la discontinuité visuelle dans laquelle se meut notre quotidien. Cet intérêt pour l’expérience du spectateur renvoie à la notion de voyeur et permet de réfléchir aux limites, acceptées, subies ou transgressées, de notre expérience visuelle contemporaine.

[Studio]GWINZEGAL du 22 avril au 4 juin 2011

INDISCRÉTIONS
Cristian Caujolle

 

En mars 2011, GwinZegal Centre d’Art et de Recherche, inaugure dans la ville de Guingamp un espace d’exposition, [Studio]GwinZegal. La première exposition, présentée à partir du 5 mars 2011 et jusqu’au 17 avril, est consacrée à « l’intimité photographique » de Christian Caujolle. Cet ensemble constitué par lui au fil des années au gré des acquisitions, des échanges, des cadeaux, n’est pas une collection, tout du moins au sens qu’on lui attribue aujourd’hui. Ce n’est sans doute pas non plus le « portrait », ou alors en creux, de ce « passeur de la photographie ».

Il s’agit bien plus d’un parcours tracé sur la « carte » des trente dernières années de son activité multiple, de commissaire d’exposition, d’auteur, de journaliste, de critique ... d’André Kertèsz à Larry Fink, en passant par Michael Ackerman, Dieter Appelt, Richard Avedon, Alain Bizos, Graciela Iturbide, Robert Mapplethorpe, Duane Michals, Shoji Ueda, Josef Sudek, Antanas Sutkus, Malik Sidibé, Sader Tirafkan, Deborah Turbeville..., cet itinéraire illustre à la fois le rôle de plus en plus important joué par la photographie dans la presse, le monde de l’art et la place singulière qu’ occupe Christian Caujolle.

[Studio]GWINZEGAL du 5 mars au 17 avril 201

THE BEINGS ARE SILENT
Anni Leppäla

 

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GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 11 février au 23 avril 2011


2010

MICHEL BLEU CIEL
Geoffrey Cottenceau et Romain Rousset

 

Geoffrey Cottenceau et Romain Rousset se sont rencontrés en 1997 à l’École cantonale d'art de Lausanne (ECAL). Les deux artistes partagent le goût du détournement, du bricolage, et posent sur notre monde contemporain un regard décalé, « pince-sans-rire », avec une certaine insolence bienveillante. Ils produisent le plus sérieusement du monde des images, résultats de séances que l’on ne peut qu’imaginer récréatives et ludiques. Ils transfigurent allègrement un amas d’objets (matelas, couettes, chaises, tréteaux …) en une représentation du mont Cervin. Nous frappent ici la justesse de cette représentation faite de bric et de broc, son adéquation avec la réalité, et sa capacité à nous « transporter » face à la montagne. A l’image « bricolée » se superpose sans peine l’image symbolique de ce lieu légendaire. Sans doute devenons-nous aujourd’hui plus prompt à laisser la représentation remplacer la réalité. A vivre par procuration et, dans notre rapport du monde, à faire en quelque sorte abstraction de l’ensemble de nos sens, « submergés » que nous sommes par ces images. Mais il est ici question d’autre chose. Nous nous trouvons confrontés à une déconstruction de cette représentation. Passé une première lecture et devant ce qui pourrait paraître comme une forme d’amusement sans autre intérêt que de nous faire sourire, ce qui n’est déjà pas rien, revient sans cesse une manière étonnante de considérer et de décrire le monde, qui nous le rend plus riche. Nos sociétés « développées » regardent aujourd’hui dans les musées les objets rituels des sociétés "primitives porteurs d’une représentation du monde complexe, mystérieuse ou l’individu pouvait se rattacher à un tout qui sans aucun doute le dépassait mais auquel il pouvait se rattacher". Aujourd’hui une représentation remplace l’autre à un rythme de plus en plus soutenu. Il est bon alors qu’émergent des images d’une autre qualité, capables de nous interroger, de nous surprendre, de nous confronter, dans un autre registre, à cette masse à laquelle nous sommes quotidiennement confrontés. Geoffrey Cottenceau et Romain Rousset sont des artistes d’aujourd’hui, ils répondent aux commandes multiples qui leur sont proposées, vivent pleinement dans la société. La galerie TH13 leur offre un nouveau défi : créer, de toutes pièces, une exposition avec des productions conçues spécifiquement pour cet espace. Ce travail sera, à n’en pas douter, une nouvelle fenêtre « ouverte » sur leur monde, sur le monde.

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 15 octobre au 17 décembre
2010

IMAGES FROM THE NORTH COUNTRY
Elina Brotherus, Ismo Hölttö,Wilma Hurskainen, Martti Jämsä, Janne Lehtinen, Jouko Lehtola, Ari Saarto et Juha Suonpää.

 

En quelques années, l’École des Arts et du Design d’Helsinki, sous l’impulsion de Timothy Persons, professeur et directeur du département de la photographie, a propulsé sur la scène
internationale une génération de jeunes photographes, Pentti Sammallahti, Elina Brotherus, Susanna Majuri, Janne Lehtinen ... qui nous ferait presque oublier qu’il ne s’agit pas ici d’une « génération spontanée » mais le produit d’une longue histoire. Au-delà de son talent, cette nouvelle génération de photographes a cependant permis de mettre en évidence la richesse d’une production finlandaise, qui, à l’instar d’autres productions européennes, participe de l’histoire de ce medium.
L’exposition « Images from the north country » propose un parcours à la fois dans l’histoire de la photographie finlandaise, d’Ismo Hölttö à Wilma Hurskainen, et dans les imaginaires, les préoccupations, les mouvements, qui traversent ce vaste pays.
Avec cette exposition, notre souhait est d’élargir et d’enrichir le regard porté sur la photographie finlandaise, d’aller au-delà de l’intérêt de nombre d’artistes de ce pays pour le paysage et « l’auto représentation ».

A l'ESPACE FRANÇOIS MITTERRAND - Guingamp
du 24 avril au 30 mai
2010

 

LES NUITS DE BAMAKO
Malick Sidibé

 

Mali, années 60. Dans l’ambiance joyeuse du pays qui vient tout juste d’accéder à l’indépendance, Malick Sidibé, jeune photographe, circule à bicyclette de mariages en surprises-parties. C’est le temps des yéyés, du twist, des 45 tours et ses images respirent l’insouciance. Les portraits sont pris sur le vif au flash, ils fixent la spontanéité d’une jeunesse euphorique qui cherche sa place au sein d’une société en pleine mutation.Le Centre d’Art GwinZegal présente le travail de ce photographe emblématique d’une Afrique décomplexée à travers une sélection de « chemises » originales, fruit de ses tournées nocturnes.Elles seront accompagnées d’une petite série de portraits réalisés au sein du « Studio Malick », de la projection d’une interview du photographe (20 min.) et de la série des images réalisées par Malick Sidibé sur le territoire de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha à l’été 2006.

GwinZegal a présenté cette exposition au Foam Fotomuseum d’ Amsterdam et au Musée Nicéphore Niepce à Chalon-sur-Soane en 2009

ESPACE HERMINE - Plouha
du 12 février au 11 avril 2010

 

ARCHETYPAL LANDSCAPE
Leo Fabrizio

 

L’exposition de la Galerie TH13 présente un parcours fragmentaire de l’œuvre de Leo Fabrizio dont la démarche est celle d’un observateur lucide qui enregistre la « fabrication » du paysage par nos sociétés humaines. Certains aspects de son travail s’apparentent à celui de l’ethnologue, avec une attention particulière à produire des images d’une grande qualité formelle réalisées à la chambre photographique et en couleurs. Le travail de Leo Fabrizio sur le paysage contribue, au-delà des questions esthétiques, à s’interroger sur la préservation de la diversité des sociétés humaines et du monde naturel dans lequel ces sociétés évoluent. La Suisse avec sa série « Bunkers », la Thaïlande avec sa série « Dreamworld » sont au cœur de ce travail. « Métallica », série conçue à l’époque ou il étudiait à l’École Cantonale d’Art de Lausanne, était le premier jalon d’une réflexion qui s’est enrichie et élargie à l’occasion de chacune des expériences du photographe. Dans la série « Bunkers », le photographe a mené une longue enquête sur un type de bâti militaire, élevé par ses concepteurs en véritables œuvres de camouflage. Tout se passe ici comme si les promoteurs de ces bâtis avaient, sans le vouloir, établi le catalogue des « paysages de cartes postales » qui participent, aux yeux d’observateurs extérieurs, de l’identité du pays. La série « Bunkers » offre également une autre vertu, celle de rappeler qu’avant de devenir un point de vue esthétique, le paysage était une donnée essentielle de l’art militaire et que les « sites d’observations remarquables » aujourd’hui inscrits sur les guides touristiques étaient bien souvent, et parfois le sont encore, des points de vue stratégiques pour l’observation des territoires. « Dreamworld » est l’observation des dérèglements et incohérences de nos sociétés contemporaines. Dans la mégapole de Bangkok, des zones pavillonnaires, qui appartiennent au mythe « de la maison de rêve » qui se décline à l’échelle de la planète, supplantent avec une certaine violence, un habitat modeste dont la qualité est d’appartenir à une histoire commune, celle de ses habitants.

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
Du 19 février au 30 avril 2010

2009

BODHAN HOLOMICEK-VACLAV HAVEL
Bodhan Holomicek

 

DEUX TEMPS, TROIS MOUVEMENTS
Christian Boltanski, Mel Boscher, Délo Coisne, Peter Fischli et David Weiss, Jean Louis Gonnet, Jeff Guess, Ken Ohara, Roman Opalka, Mathieu Pernot, Etienne Pressager, Josef Sudek, Lin Yilin.

Commissaires de l’exposition : Catherine Elkar et Jérôme Sother
Production : FRAC Bretagne, GwinZegal
« Deux temps trois mouvements » a été imaginé comme une « récréation » en images [photographie et vidéo] autour du temps et du mouvement. Conçue autour d’une déambulation/confrontation à treize propositions de formes et d’inspirations très diverses, l’exposition espère enrichir le regard de tout un chacun, sur sa propre expérience du temps.
Rendre compte du temps, de sa fluidité, de sa relativité en s’appuyant sur des images mécaniquement enregistrées qui fragmentent l’espace et le temps en centièmes de seconde, en format 24 par 36 cm, en vingt- quatre images par seconde … peut paraître paradoxal. Force est pourtant de constater que nombre d’artistes photographes et vidéastes se sont emparés de la photographie et de l’image animée pour développer des œuvres qui proposent une manière singulière de voir et d’appréhender ces grandes questions.

ESPACE HERMINE - PLOUHA
26 juin au 7 septembre 2009

LES NUITS DE BAMAKO
Malick Sidibé

 

Mali, années 60. Dans l’ambiance joyeuse du pays qui vient tout juste d’accéder à l’indépendance, Malick Sidibé, jeune photographe, circule à bicyclette de mariages en surprises-parties. C’est le temps des yéyés, du twist, des 45 tours et ses images respirent l’insouciance. Les portraits sont pris sur le vif au flash, ils fixent la spontanéité d’une jeunesse euphorique qui cherche sa place au sein d’une société en pleine mutation.Le Centre d’Art GwinZegal présente le travail de ce photographe emblématique d’une Afrique décomplexée à travers une sélection de « chemises » originales, fruit de ses tournées nocturnes.Elles seront accompagnées d’une petite série de portraits réalisés au sein du « Studio Malick », de la projection d’une interview du photographe (20 min.) et de la série des images réalisées par Malick Sidibé sur le territoire de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha à l’été 2006.


MUSEE NIEPCE - Chalon-sur-Saône du 20 juin au 27 septembre 2009
Le livre ‘Chemises’ accompagne l'exposition aux Editions Steidl - GwinZegal.

CORPS HOSPITALIER
Olivier Metzger

Olivier Metzger a photographié en 2008 l’ensemble des métiers du Centre Hospitalier Yves Le Foll à Saint-Brieuc. Il ne s’agissait pas ici de photographier l’ensemble des personnes travaillant au Centre Hospitalier, mais bien, pour chacune des fonctions identifiées, de réaliser le portrait d’un(e) professionnel(le) pour qu’il ou elle représente alors, en quelque sorte, l’archétype de cette profession.
Ce travail a permis de rendre "visible" la complexité et la diversité des fonctions à l’oeuvre dans un hôpital et le rôle central de l'homme. Dans un studio installé au cœur même de l'hôpital, les "modèles" sont photographiés en tenue de travail avec parfois un élément représentatif de la fonction exercée.
Chaque modèle se retrouve, hors de l’environnement de sa pratique professionnelle dans un décor neutre. La raison de ce choix est double. Il donne en premier à l’ensemble des portraits une cohérence propre à définir la communauté de travail. En second, il ne "hiérarchise" pas et rend ainsi perceptible l’interdépendance de toutes les fonctions de l’Hôpital. C’est aussi, au-delà de l’intérêt porté à la dimension humaine de ces métiers, la volonté de réaliser un "arrêt sur image" de l’histoire professionnelle de l’institution, de "dater" les métiers et les technologies mises en oeuvre en 2008 dans le traitement des problèmes de santé.
La grande qualité et subtilité du travail d'Olivier Metzger tient dans sa manière de rendre compte au plus près de la singularité de la personne photographiée tout tout en "l’intégrant" visuellement dans la communauté plus large des personnes oeuvrant à l’hôpital.
En contre-point, Olivier Metzger a réalisé des "portraits" de machines, ces "assistants technologiques" qui occupent aujourd’hui une place de plus en plus importante et visible. En leur donnant un statut photographique à part entière il met en lumière au delà de la dimension sculpturale de ces outils, l’évolution du rapport homme/machine et son enjeu pour l’hôpital.

CENTRE HOSPITALIER YVES LE FOLL - Saint Brieuc
du 3 juillet au 2 août 2009

NÉCÉSSAIRE EUROPE
Liza N'Guyen, Werner Bischof, Stéphane Duroy, Katerina, Irène Stehli

"L'utopie européenne" qui reste à inventer et mettre en œuvre n'est plus aujourd'hui la même depuis la chute du mur de Berlin. L'effondrement de l'ex empire soviétique a signifié la fin d'une longue période de l'histoire de l'Europe, marquée par deux guerres mondiales et une coupure géographique, politique et culturelle de son territoire. L'exposition "Nécessaire Europe" est aussi une manière de rappeler que l'Europe d'aujourd'hui ne doit rien oublier de son passé et en même temps affronter le monde tel qu'il se présente avec notamment une mondialisation qui bouleverse les données géopolitiques. A partir d'œuvres d'artistes de différents horizons européens et de différentes générations, Liza N'Guyen, Werner Bischof, Stéphane Duroy, Katerina, Irène Stehli - l'exposition veut questionner l'Histoire et le futur de cette Europe à construire.

ESPACE D'EXPOSITION FRANCOIS MITTERRAND -Guingamp
Exposition du 7 mai au 3 juin 2009

2008

AU-DELÀ DES MERS
Fernande Petitdemange

Le travail de Fernande Petitdemange ne se veut ni spectaculaire, ni séduisant, ni complaisant. Il demande du temps. Celui du cheminement dans cet univers - de l'empreinte (parfois à peine susceptible), de la trace, de la décomposition, du fragment... - que la photographe construit avec patience, à la mainère d'un cabinet de curiosités. Le temps est aussi celui minutieux et discret de la collecte, avec une attention particulière à ces objets qui échappent à notre regard devenu moins curieux, à force de se contenter de ce monde trop évident qui nous est "offert" quotidiennement. Mais cette quête n'est pas de l'ordre de la classification, de la collection qui nomme comme pour mieux écarter la singularité.

ESPACE HERMINE - Plouha
du 7 novembre au 21 décembre 2008.

UNITED STATES 1970 - 1975
Jacob Holdt

 

Fils et petit-fils de pasteur, Jacob Holdt choisit, en 1970, après une énième confrontation avec son père, de se rendre au Canada pour travailler dans une ferme. Quelques mois plus tard, il décide de partir pour le Chili alors en pleine effervescence politique. Peu de temps après avoir franchi la frontière qui sépare le Canada des Etats-Unis, il est victime d’une agression perpétrée par deux membres de la communauté noire. Très choqué devant une telle violence, il se met à la recherche des auteurs de l’agression, pour comprendre ce qui a pu motiver cet acte. Il découvre une réalité, à laquelle ni son éducation ni les informations disponibles ne l’avaient préparé. Pour tenter de comprendre pourquoi dans un pays si riche la quasi-totalité de la communauté noire est maintenue dans un tel état de pauvreté et de détresse, Jacob Holdt parcourt les Etats-Unis, partageant au hasard de ses rencontres les conditions d’existence misérables de la communauté noire américaine, découvrant, un peu plus chaque jour, le racisme qui la frappe. Il relate cette réalité dans de longues lettres à ses amis restés au Danemark et à son père. Incrédule, son père lui expédie un petit appareil photographique pour qu’il apporte la preuve de ce qu’il raconte. Jacob Holdt entreprend ainsi, un journal photographique dont il ignore encore l’ampleur et surtout ce qu’il en adviendra.
Le jeune homme ne possède à cette époque aucune expérience de photographe. Pourtant au cours de ces cinq années, Jacob Holdt va accumuler un témoignage photographique des plus bouleversants et singuliers sur les Etats-Unis de cette époque. Pour ce faire, il va parcourir 200 000 km en auto-stop, vivre chez l’habitant, vendre son sang pour acheter des pellicules.Il va côtoyer non seulement la communauté noire mais aussi les autres catégories de la population du pays, y compris la communauté blanche la plus fortunée. Cette fréquentation s’étend même jusqu’à certains membres du Ku Klux Klan, toujours avec cette volonté parfois naïve de comprendre les mécanismes de ce racisme violent et primaire.

L’exposition est accompagnée du livre United-States 1970-1975 en co-édition GwinZegal/Steidl.

MUSÉE FOLKWANG - Essen
FORUM PASQUART - Bienne
LANGHANS GALLERY - Prague
CENTRE NATIONAL DE L'AUDIOVISUEL -Luxembourg
MUSEE NICÉPHORE NIEPCE - Chalon-sur-Saône
ESPACE HERMINE - Plouha

 

CHEMISES
Malick Sidibé

 

Mali, années 60. Dans l’ambiance joyeuse du pays qui vient tout juste d’accéder à l’indépendance, Malick Sidibé, jeune photographe, circule à bicyclette de mariages en surprises-parties. C’est le temps des yéyés, du twist, des 45 tours et ses images respirent l’insouciance.
Les portraits sont pris sur le vif au flash, ils fixent la spontanéité d’une jeunesse euphorique qui cherche sa place au sein d’une société en pleine mutation.
Le FOAM présente cet été le travail de ce photographe emblématique d’une Afrique décomplexée à travers une sélection de « chemises » originales, fruit de ses tournées nocturnes. Elles seront accompagnées de tirages modernes de portraits réalisés au sein du « Studio Malick » et d'une projection d’une interview du photographe par Jérôme Sother et Paul Cottin.

FOAM FOTOMUSEUM - AMSTERDAM - juillet et août 2008
Des œuvres de cette expostion seront également présentées à la TATE MODERN à LONDRES dans le cadre d’une exposition collective ‘Street & Studio: An Urban History of Photography’ en mai 2008.
Le livre ‘Chemises’ accompagne l'exposition aux Editions Steidl - GwinZegal.

BODY SHOPS
Juraj Lipscher

 

Juraj Lipscher, photographe d’origine slovaque émigré en Suisse depuis 1968, observe avec distance et lucidité la vie de ses concitoyens. Body Shops est un travail sur certaines évolutions « contestables » de nos sociétés contemporaines. De la maternité au bodybuilding center, en passant par la maison close, ces différentes séries auscultent le rapport que la société suisse, en cela révélatrice de la plupart des sociétés occidentales, entretient avec le corps dans son acceptation sociale. Recherche de la perfection, corps aseptisé jusque dans la recherche du plaisir monnayé, corps mis à distance pour ne pas voir, pour ne pas être confronté. Par une prise de vue qui relève plus du constat d’huissier que d’une photographie spectaculaire et empathique, le photographe ne cherche pas à « accrocher » notre regard par une vision par trop anecdotique mais à rendre visible la déshumanisation à l’oeuvre dans ces lieux. Ce relevé au scalpel enregistre avec concision des images d’activités fort éloignées les unes des autres mais dont au final se dégage paradoxalement ce même sentiment de malaise. Les tirages d’une grande subtilité où se côtoient toutes les nuances du gris laissent transparaître ce sentiment d’(in)humanité palpable et qui saisit peu à peu le lecteur. Ce livre dérangeant par bien des aspects est celui d’un grand photographe.

MUSEE DE L'ÉLYSÉE - LAUSANNE - avril 2008.
Nous publions à cette occasion le livre Body Shop aux éditions GwinZegal.

CORNERVILLE
Stépanie Kiwitt

Stéphanie Kiwitt arpente le continuum du quotidien urbain, pour tenir la chronique photographique de petites installations, volontaires ou involontaires, qu’elle repère dans cet espace public. Ces interventions, si peu visibles pour le passant qui marche d’un pas pressé, sont le fait d’individus isolés et ne relèvent pas d’un acte prémédité de modification de l’espace urbain. Ces non-évènements, le plus souvent produits de petits arrangements, d’accidents, d’adaptations qui viennent, comme par effraction, s’immiscer dans le bel agencement de la ville pensée par ses gestionnaires. La volonté d’administrer rationnellement, parfois même arbitrairement, l’espace urbain, se heurte nécessairement à la complexité, au hasard, à l’imprévisibilité. « Le quotidien, c’est pour moi une continuité de déroulement d’actions, réglées par des normes, des structures d’organisation. Ce qui m’intéresse ce sont ces états du quotidien, dans lesquels cette continuité est interrompue, soit par des incidents imprévus, soit par un comportement divergeant (aberrant) d’individus. » Prises séparément, ces petites intrusions ne retiennent peu ou pas l’attention. Le travail de Stéphanie Kiwitt consiste à les mettre en perspective, en écho, à en restituer la composante poétique, irréductible. Cornerville visualise un endroit qu’on ne peut pas décrire comme un espace homogène, régi par des structures stables, certaines. Ce travail a été mené au cours d’une résidence à Marseille en 2006 et 2007.

ETE PHOTOGRAPHIQUE DE LECTOURE 2008
Nous publions à cette occasion le livre Cornerville aux éditions GwinZegal.

BAMAKO 60 - 70
Malick Sidibé

 

"Un peu plus à gauche, plus haut, le bras plus loin du corps, oui, comme ça on la voit mieux !" – On croit encore pouvoir lire les consignes du photographe dans la pose de l’homme qui, un jour de juillet 1970, s’est rendu au Studio Malick, dans le quartier Bagadadji de Bamako, la capitale du Mali, pour se faire photographier. Vêtu d’une chemise et d’un pantalon immaculés, cet homme d’environ trente ans présente ostensiblement à l’appareil photo une bouteille sombre, sans bouchon ni étiquette. Elle semble être le véritable objet de la prise de vue ; pour elle, l’homme bien habillé accepte de prendre une posture guindée, presque artificielle, le pied gauche posé sur une petite estrade, dans une pose légèrement incurvée.
On dirait que la bouteille, avec les bandes de reflets clairs de la lumière du flash, fixe l’observateur de la même manière que le fixe le regard sérieux de l’homme. Que peut avoir pensé le photographe alors qu’il déclenchait l’obturateur de sa caméra, et quelle était la motivation de son vis-à-vis en se laissant tirer le portrait dans cette posture et avec cet accessoire ?" ...

FESTIVAL DE PHOTOGRAPHIE DE TENERIFE 2008
BIENNE PHOTOFORUM en Juin et juillet 2008.

2007

SVITANI
Bohdan Holomícek

Bohdan Holomicek est né en 1943 à Sienkiewiczowka en Ukraine d’une mère Ukrainienne et d’un père Tchèque de la communauté de Volhynia (province d’Ukraine où vit une minorité tchèque). A la fin de la guerre, la famille émigre à Mlade Buky, un gros bourg à la frontière entre la Pologne et la République Tchèque. Des cinq enfants, seuls trois survivront dans des conditions de vie très difficiles. C’est dans cette région montagneuse que vit toujours le photographe, dans le logement de fonction de la petite centrale d’électricité où il a exercé jusqu’à sa retraite le métier d’électricien. En 1956, il reçoit comme cadeau de Noël son premier appareil photo. Depuis cette date et jusqu’à une époque récente, Bohdan Holomicek a réalisé des milliers de photographies en amateur. C’est une oeuvre puissante et touchante qui à sa manière, documente tout un pan de l’histoire de la République Tchèque. Ses images, pourtant, nous parlent directement, et c’est sans aucun doute à la fois la marque d’un grand talent mais aussi d’une générosité immense. Tout son travail, qu’il concerne son village, Vaclav Havel son voisin et ami, le théâtre… ne parle que d’une même et unique chose, sa passion pour l’Homme quand celui-ci exerce sa liberté, sa générosité et sa curiosité. Svitani est une toute petite part de la production prolifique du photographe, une invitation à venir découvrir l’univers d’un photographe atypique et attachant.

CENTRE ATLANTIQUE DE LA PHOTOGRAPHIE - Brest
CRAC - Valence
PHOTOFORUM PASQUART- Bienne
ETE PHOTOGRAPHIQUE- Lectoure

Exposition accompagnée de la parution du live Svitani aux éditions Filigranes - collection GwinZegal

CROCODILE TEARS
Jérôme Sother

 

The photographs are about Jerome Sother.
He is telling us “ the naked truth “ - being alone
mysterious and banal happenings
loosing hair - meeting a woman - falling leaves
and rage against night-transports across Europe from East to West
Looking into the lens are middle aged Mother and Father,
a tribute gentle and clear.
Sother returns to revolt against possible married life
Question:
will the woman crash him while he’s lying under the couch ?
The Baby arrives & we are happy. Four self-portraits looking
at a fragile House of Cards on the top of a table
one slight movement - and all will collapse.
Is this a good world for him and us ?

Robert Frank - June 27 th 2005

ETE PHOTOGRAPHIQUE - Lectoure
GALERIE NOORDERLICHT - Pays Bas - février 2007

PORTRAITS D'ARMOR
Malick Sidibé

 

En juillet 2006, Malick Sidibé a ouvert trois semaines durant, dans les locaux de l’ancienne perception d’une commune de Bretagne, les portes d’un studio photographique. L’aménagement est à l’instar de celui que le photographe a ouvert en 1962 à Bamako. Quelques chaises, un fauteuil dans lequel Malick s’adonne à la lecture des journaux locaux entre deux séances de pose, deux projecteurs situés de chaque côté du tissu qui sert de décor de fond et, sur son trépied, le Rollei du photographe. La première journée est calme, la foule ne se presse pas. Dans la région, les derniers studios ont fermé depuis quelques années déjà. Les rares personnes qui franchissent la porte sont intimidées et demandent presque en s’excusant si elles peuvent observer pour voir comment se passe la séance de pose. Mais très vite, après quelques échanges avec Malick, l’ambiance change radicalement. La timidité fait place à la curiosité et à la bonhomie. La séance, comme toujours avec Malick, est rapide. En quelques mots et quelques conseils sur la manière de positionner son corps, il entraîne le modèle dans cet univers jubilatoire, palpable dans ses portraits. Le bouche à oreille fonctionne et, au bout de trois semaines, il faut refuser du monde. Factrice, boulanger, pompier, ancien combattant, animateur de bal, baigneur, banquier... se sont prêtés au jeu avec gentillesse. Jeunes ou moins jeunes, classes sociales mêlées, résidents ou de passage pour les vacances, individuellement ou en famille, toutes et tous se retrouvent pour, au final, composer le portrait d’une communauté dans sa diversité et sa complexité.

IMAGERIE - Lannion
Mars 2007
Un livre englobant les quelque 300 portraits réalisés par l’artiste est en projet pour l’été 2008.