EXPOSITION : CHAMPS/CONTRE-CHAMPS

Exposition
Champs/Contre-champs 

1.04 - 28.05

Du samedi 1er avril au dimanche 28 mai
Vernissage le vendredi 31 mars, à 18 h 30
Espace François-Mitterrand, Guingamp
Studio GwinZegal

Pour la sixième année consécutive, Champs/Contre-champs se propose d’explorer les représentations du monde rural par la photographie. Dans le contexte des profondes mutations du XXe siècle — la disparition de la civilisation paysanne, l’exode rural, l’accélération des moyens de communication et les progrès technologiques —, les contours du monde rural restent à redéfinir.

Les photographes exposés lors de cette édition se sont particulièrement intéressés aux répercussions de ces nouveaux usages sur les paysages et les aménagements architecturaux des campagnes. Pino Musi, photographe d’architecture italien, a photographié, lors d’une résidence dans les Côtes-d’Armor, l’étrange cohabitation entre l’habitat moderne, l’architecture vernaculaire et les bâtiments agricoles*. Rémy Artiges a suivi le chantier colossal de la construction d’une ligne de train à grande vitesse en parcourant à pied les 400 kilomètres du tracé, avant et après sa construction. Antoine Bruy, dans une enquête menée à travers toute l’Europe, est, quant à lui, parti à la rencontre de ceux qui ont sciemment décidé de tourner le dos à la modernité, ont choisi de construire leur habitation loin de la civilisation et tentent de vivre en autosuffisance, au plus près de la nature. Bernhard Fuchs, élève de la célèbre école de Düsseldorf, a photographié avec beaucoup de tendresse les fermes vouées à disparaître, aux alentours du village de son enfance, dans le nord de l’Autriche.

*La série ACRE fait l’objet de la publication d’un livre aux éditions GwinZegal

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Rencontres autour de l’exposition
Champs / Contre-champs 

29.04

Samedi 29 avril, de 14h à 18h30
Théâtre du Champ-au-Roy, Guingamp

Cette journée de rencontres se donne pour objet d’enrichir le travail de compréhension et d’échanges autour des multiples réalités du monde rural et des expositions organisées dans le cadre de Champs/Contre-Champs


Image d'Antoine Bruy

Image de Pino Musi

Image de Bernhard Fuchs

 

14h / Table ronde avec les artistes présentés dans l’exposition Champs/Contre-champs : Pino Musi, Rémy Artiges, Antoine Bruy et en présence de Christophe Gauffeny, architecte, directeur du CAUE (Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement ) des Côtes-d’Armor.

15h / La campagne photographique, une mise à plat du paysage
En lien avec l’exposition de la série Acre de Pino Musi, cette conférence proposera une réflexion historique sur l’exploitation artistique de la commande topographique et ses conséquences sur la perception photographique du paysage.

Alexandre Quoi est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à Aix-Marseille Université et professeur intervenant à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles.

16h / pause café

16h15 / Co-habiter la campagne : les agriculteurs dans les recompositions sociologiques du milieu rural
Les campagnes françaises sont aujourd'hui largement réinvesties par des habitants aux projets contrastés : entre recherche d'une naturalité rêvée et d'engagement social renforcé. Les campagnes sont aussi des lieux de relégation sociale pour des populations paupérisées et des espaces de production agricole pour des agriculteurs devenus minorité. Bertille Thareau proposera une réflexion sur la façon dont ces derniers parviennent ou non à recomposer des formes d'intégration sociale dans ces milieux ruraux en mutation.
Bertille Thareau, est sociologue, enseignante-chercheuse, responsable de l’unité de recherche LARESS (Laboratoire de recherche en sciences sociales) au sein de l’École Supérieure d’Agricultures - Angers Loire.

17h15 / Présentation du film "Réponse au brouillard".
À travers le regard de Théophane, jeune travailleur résidant au foyer de la ville de Guingamp , ce documentaire de création réalisé dans les Côtes d’Armor dresse le portrait d’une génération et tente de faire le point sur l’imaginaire de notre jeunesse et de dessiner ses lignes de fuite.
En présence des réalisateurs Olivier Strauss et François Hebert.

18h15 / Pot de clôture

NB : Pour des raisons personnelles, Jean Viard, initialement annoncé, ne pourra pas participer à cette journée de rencontres.

Entrée libre
Merci de réserver par téléphone ou mail : info@gwinzegal.com - tél : 02 96 44 27 78
Espace François-Mitterrand - 1 place du Champ au Roy, Guingamp.


Cette rencontre est organisée par le Centre d'Art GwinZegal en partenariat avec le Pays de Guingamp.

 

ÉDITION : VILLE DE CALAIS / Henk Wildschut


250 photographies
Texte : Henk Wildschut
Design : Robin Uleman
21x28 cm
320 pages
ISBN : 979-10-94060-16-2
Avril 2017

Éditions GwinZegal
Prix : 55 €

En plein cœur de l’Europe, un monde parallèle a existé pendant presque dix ans. Des réfugiés venant d’Afrique mais aussi du Moyen-Orient attendaient ici pour traverser la Manche et se rendre en Grande-Bretagne. C’est du persan jangal, signifiant « forêt », que le mot, simplifié par les médias, est devenu « jungle ». C’est une ville de 7 000 personnes qui s’est construite et qui a disparu.
Le photographe Henk Wildschut a documenté l’évolution de la situation à Calais depuis 2006 et il a été témoin de la transformation incroyablement rapide des petits camps en ville informelle à partir de 2015. Une ville avec des restaurants, des boulangeries, des mosquées, une église, des magasins et même des hammams. Henk Wildschut a photographié cette croissance de manière systématique. La ville a été démantelée fin octobre 2016. En 2011, en collaboration avec le graphiste Robin Uleman, Henk Wildschut a publié le livre Shelter, qui a obtenu de nombreux prix. Cet ouvrage accordait une place centrale aux abris provisoires que les réfugiés avaient construits dans les forêts de Calais. Ces cabanes étaient le symbole de la force individuelle et de la ténacité. Dans le livre Ville de Calais, il se tourne vers la puissance de la masse. Une masse capable de bâtir une ville et de montrer ainsi qu’elle ne peut plus être marginalisée.

ÉDITION : ACRE / PINO MUSI


59 photographies
Texte : Alexandre Quoi
Design : Claire Schvartz
24x32,5 cm.
112 pages
Reliure suisse / Swiss binding
ISBN : 979-10-94060-16-2
Mars 2017

Éditions GwinZegal
Prix : 35 €
Éditions limitée
: Il a été tiré de cet ouvrage quarante exemplaires de tête, accompagnés d’un tirage original numéroté et signé par l’auteur.

Quand Pino Musi entame, en avril 2016, une série photographique dans les Côtes-d’Armor, cette zone géographique est pour lui une terra incognita. À l’invitation du Centre d’art GwinZegal, le photographe italien, basé à Paris, allait trouver l’opportunité de conduire pour la première fois de sa carrière une campagne au long cours de plusieurs mois.

Plaçant l’architecture au cœur de sa pratique, Pino Musi a porté initialement son intérêt vers la structure des bâtiments agricoles et des corps de fermes, qui ponctuent le paysage de bocage d’une campagne tournée essentiellement vers l’élevage et la production laitière. Une telle attention pour les espaces a priori sans qualités d’une société rurale précaire, reculée à l’intérieur des terres, loin des grands centres urbains, distingue ce projet de cas précédents qui s’attachaient en priorité aux zones côtières plus touristiques de la région, à l’exemple de Suzanne Lafont dans le cadre de la Mission photographique de la DATAR, ou de Thibaut Cuisset, missionné entre 1994 et 1998 dans les Côtes-d’Armor par l’Observatoire photographique du paysage. La campagne d’exploration, menée sur une vaste étendue du centre de la Bretagne sillonnée en voiture, a vite révélé une certaine équivalence entre la typologie du bâti des fermes traditionnelles et celle des constructions sans âme de lotissements périurbains...

 

EXPOSITION : QUELQUE CHOSE NE TOURNE PAS ROND...C'ÉTAIT MIEUX DEMAIN
Vernissage le mardi 23 mai à 11h devant la passerelle du lycée Henri Avril à Lamballe

Quelque chose ne tourne pas rond…C’était mieux demain procède du questionnement de deux classes de seconde du lycée Henri Avril de Lamballe dans le cadre du mieux vivre ensemble au lycée : une seconde générale et une seconde professionnelle spécialisée dans les machines agricoles. Deux itinéraires apparemment aux antipodes mais une question essentielle pour de jeunes adultes : Qui suis-je aujourd’hui ? Pourquoi cette insatisfaction au quotidien ?Agir au présent,n’est-ce pas la clef pour la réussite de demain ? Quelle est la part de l’imaginaire dans cette aventure ?
Assez rapidement, le choix des équipes de travail s’est porté sur les véhicules du futur qu’il fallait tout d’abord coucher sur la planche à dessin. Une véritable mutualisation des talents, nourris de BD et  de Mangas, encadrés par l'artiste Noémie Privat
La deuxième phase relevait de la magie puisqu’une imprimante 3D pilotée par un duo d'architectes "Poltred"mettait ces dessins en forme. Avec une prise de conscience à la clef : la machine n’est pas encore capable de reproduire l’œuvre de l’homme dans le détail. Le génie est donc encore humain !
Pour les acteurs du projet, il ne restait plus, dans un troisième temps, qu’à entreprendre avec hardiesse un périple dans l’enceinte du lycée, libérés du concept de gravité. Jules Verne en aurait pâli d’envie …
Allez, roulez jeunesse !

Ce projet a reçu le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la région Bretagne, du Petit Écho de la Mode et du lycée Henri Avril.

EXPOSITION : REGARDS CROISÉS
Vernissage le 20 mai de 16h à 18h à La Galerie - Rue Touroux à Étables-sur-Mer

Au printemps 2017, Guillaume, Sébastien, Thomas et Pierre-Emmanuel ont parcouru le territoire du Sud Goëlo accompagnés de leurs familles. Ils nous offrent ici des témoignages intimes, des bribes de souvenirs issues de moments privilégiés et partagés avec leurs jeunes enfants.

Il en résulte un récit à la fois personnel et universel où l’intimité de certains résonne dans le quotidien de chacun.
Les ateliers photographiques menés conjointement par Geneviève Goujon et le Centre d’Art GwinZegal ont été l’occasion de transformer le Relais Parents Assistants Maternels en un lieu de rencontre et d’échange pour ces pères aux sensibilités différentes et venus d’horizons multiples.

Ensemble nous avons tenté d’élaborer une approche photographique qui permette de rendre compte de la richesse ainsi que de la diversité des histoires vécues et de celles à venir.

Avec Louise, Mila, Sacha, Liam, Gabriel, Alexis, Guillaume, Sébastien, Thomas, Pierre-Emmanuel et Geneviève.

 

EXPOSITION :DÉCLIC POUR CLICHÉS 
Présentation de l'atelier le 23 mai à 12h15 dans la salle C012 du lycée Jean Moulin à St Brieuc

La qualité des relations humaines peut être dégradée par des tensions liées aux préjugés (racistes, sexistes, générationnels…)
A titre préventif, il nous semblait important de permettre l’échange sur cette thématique, entre les élèves et avec les adultes, dans le but d’améliorer le climat scolaire.

Ce projet, proposé à tous les délégués de classe volontaires, a été pensé en 2 temps : tout d'abord, le questionnement sur les préjugés abordé sous forme d’improvisation théâtrale avec la compagnie Les Charmilles ensuite, la représentation des préjugés sous l’angle photographique avec le Centre d'Art GwinZegal, accompagné de Cécile HESSE et Gaël ROMIER, artistes invités.

Les préjugés retenus et mis en scène par les élèves ont abouti à la constitution d’un jeu de cartes : chaque carte représentant le buste individu stéréotypé et son double sans caricature.

La réalisation de ce jeu de cartes a pour enjeu d’amorcer une dynamique de débat et d’échange permettant ainsi de retransmettre la réflexion sur les préjugés auprès d’autres élèves n’ayant pas participé au projet.

Avec le soutien de la Direction Régionale de Affaires Culturelles de Bretagne, de la région Bretagne, du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt et du Lycée Jean Moulin.

 

EXPOSITION :TÉMOIGNAGE
Soirée lecture le jeudi 15 juin à 18h30 au Studio GwinZegal à Guingamp

 

L’ancienne prison, lieu symbolique situé au cœur de Guingamp, reste peu accessible et donc mystérieux à la plus grande partie des habitants de la ville. Fermée depuis plus de 70 ans, elle est classée monument historique. Elle fera l’objet d’importants travaux de réhabilitation durant les deux années à venir.

Pour préparer son ouverture prochaine au grand public, nous souhaitons réaliser, durant la durée des travaux, un parcours sonore – parcours qui permettra à tout un chacun de déambuler dans ce bâtiment tout en découvrant son histoire. Il s’agira d’un docu-fiction, qui s’appuiera sur des sources historiques. Ce parcours sonore permettra à la fois de valoriser la mémoire de cette ancienne prison et de transmettre cette mémoire au plus grand nombre. Afin d’associer de manière participative les habitants à ce projet, des ateliers d’écriture encadrés par Julien Simon et des ateliers photographiques encadrés par Thomas Mocaer, médiateur pour le Centre d'Art, sont proposés depuis l’automne 2016.

 

EXPOSITION : LES YEUX OUVERTS
le 31 mai à 14h au Studio GwinZegal

Rencontre entre enseignants, personnels encadrants, médiateurs culturels et partenaires autour de l’éducation à l’image le 31 mai à 14h au Studio GwinZegal.

31.05 - 13.06

Exposition du 31 mai au 13 juin
Studio GwinZegal - Guingamp


Cette année, GwinZegal a poursuivi son travail d’éducation à l’image dans 12 institutions différentes réparties sur le territoire des Côtes d’Armor. 475 participant(e)s ont suivi ces 13 ateliers pour 368 heures d’intervention. Nous souhaitons donner aux travaux réalisés au sein de ces ateliers un éclat particulier en les réunissant dans une exposition présentée au [Studio] GwinZegal du 31 mai au 13 juin 2017.

Collège :
Ecole de St Ilan, Langueux, une classe de 4ème
Collège Jacques Prévert, Guingamp, l’ensemble des classes de 3ème - artiste invité : Raphaël Dallaporta

Lycée :
Lycée Eugène Freyssinet, St Brieuc, une classe de seconde "technicien menuisier"
Lycée Jean Moulin, St Brieuc, avec les délégués de l’établissement - artistes invités : Cécile Hesse et Gaël Romier
Lycée Jean Moulin, St Brieuc, avec une classe de seconde "service à la personne" - artiste invité : Yann Mingard
Lycée Notre Dame, Guingamp, avec une classe de première L - artiste invité : Cédric Michel
Lycée Henri Avril, Lamballe, une demi-classe de seconde générale et une demi-classe de "mécanique agricole" - artistes invités : l'artiste Noémie Privat et le duo d’architectes "Poltred"

Enseignement supérieur :
Lycée Savina, Tréguier, avec une classe de BTS "design graphique option communication et média imprimés" - artiste invitée : Hannah Darabi.

Image réalisée par une classe de seconde professionnelle "technicien menuisier agenceur" du lycée Eugène-Freyssinet.

 

Lycée professionnel Jean Moulin, St Brieuc avec une classe de BTS "développement et animation des territoires ruraux" et le centre hospitalier de Lanmeur - artistes invités : Cédric Michel et Alain Bujak

Hors temps scolaire :
Service jeunesse Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération, projet dans le cadre du festival "Pas Sages"

Adultes :
Relais Parents Assistants Maternels, St Brieuc Armor Agglomération
Avec l’association "Itinérance", dans deux aires d’accueil du département - artiste invité : Samuel Gratacap
"Témoignage" avec Julien Simon, 18 ateliers nocturnes mêlant écriture et photographie à partir des archives départementales retrouvées sur l’ancienne prison de Guingamp

Exposition ouverte du 31 mai au 13 juin 2017 du lundi au vendredi (excepté le mercredi) de 10h 12h30 et de 13h30 à 16h.
[Studio]GwinZegal - 3 rue Auguste Pavie 22200 Guingamp - info@gwinzegal.com - 02 96 44 27 76

EXPOSITION : SAISONS
Vernissage le 26 juin à 16h30, à l'espace Victor Hugo à Ploufragan

 

26.06 - 8.07

Exposition du 26 juin au 8 juillet 2017
place de l’Eglise - Ploufragan
tél. 02 96 78 89 24

Ils ont fermé le terrain pendant la nuit, ils nous ont mis dehors sans savoir où nous déplacer... Donc on est allé dans le champ de l’autre côté de la route: sans eau ni électricité... Ils nous traitent comme des chiens. Ils nous ont dit que pour laver les enfants on pouvait toujours utiliser une bassine, “à l’ancienne”. C’est pas normal. C’est une femme de l’agglomération de Saint-Brieuc qui nous a dit ça... Ça fait 13 ans que j’habite ici et ils n’ont jamais rien fait pour nous, ils collectent l’argent et c’est tout. Sabrina

A l'invitation du Centre d'Art GwinZegal et de l'association Itinérance, Samuel Gratacap a entrepris de photographier le quotidien de familles issues de la communauté des gens du voyage au sein de deux villes de l’agglomération de Saint-Brieuc, Ploufragan et Trégueux, en Côtes d’Armor, Bretagne.

Samuel Gratacap a vécu avec les voyageurs, il a partagé leur quotidien, échangé et compris leurs problématiques. Des ateliers de prises de vue ainsi que de tirages argentiques, ont été mis en place pour faciliter les rencontres. Ces ateliers s’adressaient à tous, sans contraintes horaires ni financières. Les jeunes ont joué un rôle important comme médiateurs, ils ont permis l’intégration de Samuel Gratacap auprès des différentes familles.

Ce projet a reçu le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la ville de Lamballe, de l'association Itinérance et du centre d'Art GwinZegal.

ÉDITION : DIE WINTER / STÉPHANE WINTER

Édition GwinZegal Couverture souple, jaquette américaine
96 pages en bichromie et couleur
Leporello de 12 pages et divers inserts
Format : 22 x 29 cm,
Prix : 30€
ISBN : 979-10-94060-14-8
Né à Busan, en Corée du Sud, de parents inconnus, Stéphane Winter se retrouve immergé malgré lui dans la vie d’un couple suisse presque ordinaire - dans un petit appartement de la banlieue de Lausanne. En journée, Robert Winter est mécanicien, Pierrette s’attelle aux travaux ménagers. Dans un huis clos à trois, les soirées du quotidien sont bercées par le ronron de la télévision autrichienne. On étudie aussi les caractéristiques de la dernière Opel, la prochaine voiture pour laquelle il faudra économiser patiemment. On s’ennuie un peu, et quand on s’est ennuyé suffisamment, on s’adonne à des jeux de rôles lors de séances photo improvisées. Le week-end, il faut visiter une tante en Suisse allemande ou se promener au col du Grand-Saint-Bernard. Dans ce paysage recomposé, Stéphane Winter semble parfois incarner malicieusement le personnage des années quatre-vingts Alf l’extra-terrestre. Dehors, les saisons se succèdent, la neige s’accumule sur le balcon, le parking et la résidence d’en face — identique. Les voitures ont laissé leur empreinte dans l’hiver. Du balcon, on peut observer l’autoroute voisine qui transperce le paysage ; quelques années plus tard, un tunnel anti-bruit — l’autoroute est toujours là... Dans cette banlieue de Lausanne, on est loin de la Suisse des montres et des billets de mille. Chez les Winter, c’est la Suisse plus discrète des jardins ouvriers et de la Migros. Stéphane Winter décrit ici, restreinte à quelques personnes, l'intimité d'un tout petit monde, qu'il photographie depuis qu'il a 14 ans et s'amuse avec un appareil photographique — il l’a fait sans l’ambition de l’exposer publiquement ou d’en faire quelque chose de prétendument sérieux. C’est sans doute de cette sincérité que ce travail tire toute sa force. Exposition « Die Winter », à la Galerie LAC au festival Images de Vevey.
La Presse en parle

Le travail Die Winter a été exposé au festival Images 2016 à Vevey (Suisse), au festival Circulation(s), au 109 à Paris en 2017.

 

Gwinzegal bénéficie du soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, de la Région Bretagne, du Conseil Départemantal des Côtes d'Armor et de la Ville de Guingamp.