Voyages photographiques au fil de l'eau
Vernissage le 27 juin à 18h30 à l'espace François Mitterrand à Guingamp

Un regard porté à hauteur d’hommes

De juin à novembre 2018, notre région va se découvrir, se mirer, se laisser aller au fil de l’eau et des chemins, se révéler en quelque sorte dans et par le regard de six photographes : Aurore Bagarry, Antoine Bruy, Samuel Gratacap, Hesse & Romier, Delphine Burtin, venus séjournés sur notre territoire au printemps 2018, ils nous restituent aujourd’hui, avec talent, une part de nous-mêmes. Car la vallée du Trieux et ses paysages, ses voies ferrées, ses voies d’eau, ses routes et ses chemins, ont été façonnés par les gens d’ici, des plus humbles aux plus célèbres, et, en retour, ils contribuent à nous façonner, à dire notre identité et une part de nos rêves.

Dix expositions, à Callac, Bulat-Pestivien, Guingamp, Pontrieux, Plourivo, Paimpol, Lanleff, Tréméven, Lanvollon et Châtelaudren, qui se dévoilent dans des lieux souvent insolites et qu’il faudra découvrir au gré d’un itinéraire programmé ou d’une errance, à pied, en voiture… ou avec la Vapeur du Trieux !

Ce beau projet, d’une ampleur inédite est porté par de nombreux partenaires, parmi lesquels le Pays de Guingamp et son réseau Au fil de l’eau,  le Centre d’art GwinZegal, Guingamp-Paimpol Armor-Argoat agglomération, Leff Armor communauté et les offices de tourisme Guingamp-Baie de Paimpol et Falaises d’Armor. Ils ont su nouer des liens, et montrer une fois encore à quel point l’art, sensible, proche, accessible à tous, participe fortement à la cohésion d’un territoire.

Une mention particulière est à porter à l’œuvre de la photographe franco-américaine Madeleine de Sinéty, dont nous découvrirons les magnifiques images de la ligne Guingamp-Paimpol et de la Vapeur du Trieux dans les années 70.

Yvon Le Moigne, Président du Pays de Guingamp,
Philippe Le Goux, Président de Leff Armor communauté,
Vincent Le Meaux, Président de Guingamp-Paimpol Armor-Argoat agglomération,
Marina Chassan et Alain Le Flohic, coprésidents du Centre d’art GwinZegal

EXPOSITION : HESSE&ROMIER / barbarians
Espace François Mitterrand, Guingamp - St jacques, Tréméven
Du 27 juin au 4 novembre 2018
Dans le cadre des voyages photographiques au fil de l'eau

 

À l’occasion d’une résidence organisée par le Centre d’art GwinZegal, le couple d’artistes Cécile Hesse et Gaël Romier est venu poursuivre son travail de création en Bretagne.
Ils ont trouvé, dans l’estran des côtes du nord de la Bretagne, le théâtre parfait de leurs actions.
Le choix de l’estran n’est pas anodin, à la limite entre deux mondes, la terre et la mer ; l’un matériel et restreint, l’autre invitant à un ailleurs en lien avec les forces cosmiques, porteur d’une rêverie qui touche aux origines de l’être et du monde.
Nulle figure humaine n’encombre ces paysages, où l’on lit tout au plus quelques formes hybrides à la lisière de l’animal, de la mythologie et du végétal.
Les artistes ont choisi d’opérer la nuit, dans l’obscurité, clandestinement, comme pour communier dans ce sentiment d’incertitude et de subjectivité, familier des premiers hommes.
La production des images de Hesse & Romier est le fruit d’une mise en scène minutieuse : repérages, croquis préparatoires, casting, mise en lumière, rien ne semble laissé au hasard.
La juxtaposition des objets, des signifiants et des situations construit les fondations d’une nouvelle tour de Babel.
C’est bien dans ce glissement que Cécile Hesse et Gaël Romier définissent la barbarie : quand les images prennent le pouvoir, qu’elles s’expriment et nous interpellent dans une langue étrangère, qu’elles naissent et existent dans un univers qui leur est propre.

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EXPOSITION : SAMUEL GRATACAP / en ricochets
Maison de l'estuaire, Plourivo
Du 27 juin au 4 novembre 2018
Dans le cadre des voyages photographiques au fil de l'eau

« Cette série de photographies s’est construite à partir des rencontres faites au contact des riverains du Trieux : pêcheurs, agriculteurs, ostréiculteurs, touristes, randonneurs, apiculteurs, propriétaires de moulins… Chacun définit le cours d’eau à sa manière et selon ses usages : un ruisseau, une rivière, un fleuve ? Tout dépend de l’endroit où vous vous situez ! La première rencontre, je l’ai faite à Lézardrieux (Léh ar Tréon) — en vieux breton, “ le lieu du Trieux ” — et naturellement, la seconde rencontre est venue un peu plus loin en amont, puis en aval, au fil de l’eau, des chemins et des histoires, d’une rive à l’autre. J’ai réalisé des portraits en ricochets, des paysages qui se suivent et ne se ressemblent pas, avec parfois l’irruption d’un regard qui résonnera avec un autre et qui renverra lui-même à un paysage. Un jeu d’observation où personne ne se laisse vraiment surprendre, où personne n’a vraiment le temps, car la nature non plus n’attend pas, il faut être réactif et la comprendre avant qu’il ne soit trop tard, que la marée ne remonte ou redescende, que les ruches ne meurent, que les choux ne se gâtent après une poussée fulgurante à la sortie de l’hiver, que les poules ne se fassent dévorer par le renard trop malin, que le saumon ou la truite puissent se reproduire mais tout de même être pêchés dans les règles… ».

Né en 1982, Samuel Gratacap est diplômé de l’école supérieure des Beaux-Arts de Marseille (2010).
Il est lauréat d’une bourse du CNAP en 2012 puis du prix Le Bal-ADAGP de la jeune création en 2013. Son travail réalisé dans le camp de réfugiés de Choucha (2012-2014) a fait l’objet d’une exposition personnelle au Bal (Paris) en 2015 et d’une publication aux éditions Filigranes. Cette même année, il reçoit la mention spéciale du jury lors des rencontres Plat(t)form du Fotomuseum de Winterthur, ainsi qu’une bourse de travail de la FNAGP (Fondation nationale des arts graphiques et plastiques) et du fonds de dotation agnès b. En 2017, il remporte le prix Arendt du Mois européen de la photographie. Cette même année, il expose Fifty Fifty (aux éditions GwinZegal) dans le cadre officiel des Rencontres d’Arles, une exposition sur une Libye déchirée entre la guerre et le sort des migrants.

 

EXPOSITION : MADELEINE DE SINÉTY /Guingamp-Paimpol deux minutes d’arrêt
Gares de Paimpol, pontrieux et Callac
Vapeur du trieux
Du 27 juin au 4 novembre 2018
Dans le cadre des voyages photographiques au fil de l'eau

Ces photos de la ligne Guingamp-Paimpol, prises par Madeleine de Sinéty en 1971, témoignent à la fois d’une fin et d’un commencement. La vapeur vivait ses derniers jours en France. Ma mère voulait garder un souvenir de cette vie en voie de disparition : les cheminots de l’époque, leurs relations entre eux et avec leurs machines, qui, elles aussi, avaient leur personnalité. Accompagnée de mon père, qui était écrivain, elle a rencontré Serge Vitry, Jean Geffroy, François Le Bras, Jean Le Manach. Ces mécaniciens les ont invités sur leur lieu de travail, en prévoyant des arrêts où ma mère pourrait monter dans la cabine du conducteur, ou bien en lui indiquant à quel croisement mon père devrait vite la conduire pour qu’elle jette un dernier regard sur ces rubans de vapeur qui avaient quadrillé la campagne pendant tant d’années.
En même temps, c’était un commencement, car ces photos sont parmi les premières que ma mère ait faites. C’est pour réaliser ce projet que, pour la première fois, elle s’est équipée d’un appareil photo et a abandonné son travail de dessinatrice à Paris. 
Et c’est à cette occasion qu’un de ses voyages l’a conduite à Poilley, en Ille-et-Vilaine, où elle allait bientôt décider de s’installer et se lancer dans un projet photographique de trente ans dans
ce village. Avec ces photos de la ligne Guingamp-Paimpol, elle a donc posé les premières pierres d’une œuvre photographique qui allait finalement trouver sa place sur les murs de la Bibliothèque nationale à Paris, et du musée de Portland, aux États-Unis.
Je me souviens avoir entendu nombre de fois quand j’étais enfant les noms des mécaniciens figurant sur ces photos. Une relation particulière s’était nouée entre eux. Je sais que Madeleine de Sinéty serait heureuse de voir ces photos exposées aujourd’hui ici, dans le Pays de Guingamp, comme un hommage rendu à ces hommes et à cet « air de la vapeur » dans
lequel ils vivaient.

Peter Behrman de Sinéty

Madeleine de Sinéty (France, 1934 - États-Unis, 2011) est formée aux Arts Décoratifs à Paris à la fin des années 50. Autodidacte en photographie, elle s’installe à Poilley, en Ille-et-Vilaine, entre 1974 et 1980 et commence à documenter la vie de ce petit village rural de 400 âmes. Elle y reviendra régulièrement et constituera une archive photographique unique, fruit d’un travail d’observation intense et d’une relation intime avec le sujet. Elle fera de même en Ouganda et aux États-Unis dans l’état du Maine où elle vivra la majeure partie de sa vie.

 

EXPOSITION : ANTOINE BRUY /War bord an Trev* (* au bord du Trieux)
LANLEFF
Du 27 juin au 4 novembre 2018
Dans le cadre des voyages photographiques au fil de l'eau

« Avant d’arriver dans les Côtes-d’Armor, je ne connaissais presque rien du Trieux, sinon quelques informations glanées sur Internet. L’observation de la carte m’a fait découvrir toute une liste de villages aux consonances exotiques — Ploumagoar, Coadout, Squiffiec, Plouëc-du-Trieux, Lézardrieux, Ploubazlanec —, comme autant de promesses de rencontres et de paysages. En arrivant à la gare de Guingamp, à l’heure de la confrontation entre l’imaginaire et le réel, j’avais peu d’idées sur le travail que je pourrais réaliser ici. J’ai commencé par longer les rives du Trieux, un peu au hasard, avec l’intention de me laisser surprendre. Mes premières images étaient composées d’arbres et de végétaux, et l’eau omniprésente. Progressivement, je suis allé vers le centre Bretagne, à la recherche de la source, par des routes sinueuses bordées de colza, et des villages granitiques et parfois dépeuplés. À la source, j’ai rencontré Gérard, éleveur laitier et précurseur de l’agriculture biologique depuis plus de vingt ans…, puis son voisin Jean-Claude, éleveur de volailles “ depuis toujours ”. Chacun portait à la terre d’Argoat la même passion, donnant l’impression d’une agriculture ancrée dans une culture séculaire, peu touchée par la frénésie de la modernité.
Je me suis ensuite laissé porter vers la mer, à la découverte d’un ostréiculteur passionné par son métier, Édouard  — ostréiculteur comme son père et probablement comme le deviendra son fils. J’étais avec eux, physiquement dans le Trieux, au gré de la marée, de l’eau jusqu’à la poitrine, marchant contre le courant, pour retourner et charger les poches d’huîtres.
Un peu plus loin, à Loguivy-de-la-Mer, quelques nageurs téméraires s’essayaient à la baignade. Une atmosphère d’insouciance et de légèreté régnait, contrastant avec celle des bourgs traversés en amont. »

Antoine Bruy (1986) est un photographe français diplomé de l’École supérieure de photographie de Vevey, en Suisse. Son travail se concentre principalement sur la relation que l’homme entretient avec son environnement physique et intime, en lien avec les conditions économiques et intellectuelles qui les déterminent. Son travail a été exposé à travers le monde. En 2018, il est lauréat du prix HSBC pour la photographie et entre à l’agence Tendance floue. Il est aujourd’hui basé à Lille.

 

EXPOSITION : AURORE BAGARY /Jeux d’eau - Images d’archives
Châtelaudren et Port de Paimpol
Du 27 juin au 4 novembre 2018
Dans le cadre des voyages photographiques au fil de l'eau

Cette recherche d’archives s’est concentrée sur les cours d’eau de la région : le Trieux, le Léguer, le Gouët et le Leff, ainsi que les étangs. En retrait des stations balnéaires, les cours d’eau sont source d’un autre imaginaire pour ceux qui les pratiquent. 
La rivière invite à des activités de détente et à un contact avec la nature. Elle est au début du XXe siècle un lieu d’expérimentation photographique pour les amateurs. Joseph Toussaint Le Monnier immortalise ainsi ces moments de loisir, ceux d’un temps libre, suspendu, dont on peut disposer à sa guise, sans contrainte. Nous voyons des femmes se promener, semblant perdues dans leur rêverie, des enfants qui jouent. Joseph Le Monnier, pharmacien, installe son officine à Guingamp en 1895. Il est passionné de photographie. Le Trieux, qui coule au pied de sa maison et qu’il contemple du haut de sa terrasse, l’amène à le photographier en de multiples lieux. Son atelier photographique est dans une pièce attenante à cette terrasse. Il photographie sa famille, qui manifeste parfois sa lassitude à poser longuement sans bouger…
Parallèlement, Yvonne Kerdudo, photographe entre 1903 et 1952, nous donne à voir des moments de retrouvailles familiales au bord de l’eau. La précision des plaques de verre nous permet d’admirer tous les détails des costumes de bain de l’époque, dans la douceur des paysages costarmoricains. « Madame Yvonne », photographe ambulante, a sillonné le Trégor rural à vélo. Dans un rayon de 40 km autour de Plouaret, elle est allée photographier sur demande les enfants, les familles, les mariages, les fêtes, les communions…
Les loisirs peuvent également être vus comme une construction : les vacances sont organisées, les enfants partent en colonie, on met en place des concours de pêche auxquels toute la ville de Guingamp semble participer. Ces souvenirs sont immortalisés en posant chez le photographe en costume de pêche, ou en réalisant des photographies emblématiques de ces moments de détente et d’amusement.
La carte postale participe également à la construction de la notion de loisir. Très présentes dans cette exposition avec l’apport du collectionneur Jacques Duchemin, les photographies des cartes postales nous montrent des paysages de rivières remarquables ou des événements notables mettant en situation des personnages au bord de l’eau, se baignant, faisant du bateau, etc. Les fêtes des fleurs, par exemple, ont été créées avec l’apparition du tourisme en Bretagne. Ces images noir et blanc imprimées sur papier glacé semblent nous parler d’une rivière idéalisée, où les promeneurs endimanchés se mesurent à la beauté du paysage et aux rêveries qu’il engendre. D’autres cartes travaillent la notion de loisir par une approche plus humoristique (apéritif au bord d’un étang, mise en scène…).
Les fleuves côtiers sont aussi le point de rencontre entre l’eau douce et l’eau salée, et offrent un autre espace pour les loisirs : bac pour traverser les estuaires avec son vélo, pratique de la pêche au bar en eau saumâtre, chasse aux oiseaux d’eau de mer.
Les loisirs s’inventent et se commercialisent. Des sentiers et des aménagements sont construits. De nouvelles activités apparaissent pour les amateurs : kayak, voile, fêtes… Depuis les années 70, avec la volonté de dépolluer les eaux douces bretonnes, les premières opérations bénévoles de préservation de l’environnement sont apparues. Le programme Bretagne eau pure a été signé en 2003.

Avec l’aimable autorisation des archives départementales des Côtes-d’Armor et du Finistère, de Leff communauté (collection Petit Écho de la mode), du fonds Yvonne Kerdudo / Compagnie papier théâtre, du fonds Joseph Toussaint Le Monnier, de la collection particulière Claude Roy, de la collection Jacques Duchemin, du musée
de Bretagne (Rennes), du musée d’Art
et d’Histoire  (ville de Saint-Brieuc), et d’autres collections privées.

Née en 1982, Aurore Bagarry voit son travail représenté par. la galerie Sit Down, à Paris. Elle vit à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor. Aurore Bagarry est diplômée de l’école des Gobelins en 2004, puis de l’École nationale supérieure de la photographie en 2008 avec les félicitations. Depuis elle a publié plusieurs ouvrages collectifs et personnels : Glaciers, volume 1, aux éditions H’artpon en 2015, et le volume 2 en 2017. Son travail a été exposé récemment au musée de l’Élysée à Lausanne, à la Filature à Mulhouse, et à l’hôtel Fontfreyde, Centre photographique de Clermont-Ferrand.


Groupe de personnes dans un bateau échoué,
sur le cours du Gouët, début du XXe siècle.
©Archives départementales du Finistère, fonds Émile Hamonic

EXPOSITION : ANTOINE BRUY ET SAMUEL GRATACAP / Éstuaire
Bulat-pestivien
Du 27 juin au 4 novembre 2018
Dans le cadre des voyages photographiques au fil de l'eau

Ce lieu singulier a attiré l’attention croisée des photographes Antoine Bruy et Samuel Gratacap. Ils ont tous deux cherché à comprendre comment ce mince ruisseau – dont ils ont traqué la source jusqu’à Kerpert –, né d’un ruissellement minuscule dans un champ, pouvait se terminer, par le jeu des affluents, de la marée et par un certain mystère, en un majestueux fleuve se déversant dans la mer. À l’endroit de l’estuaire, la rivière rencontre la mer, mais c’est aussi la confluence des loisirs et du travail. Quelques baigneurs profitent du soleil, en s’adonnant à la lecture, aux révisions du bac ou à la rêverie en scrutant le grand large. Alors qu’à quelques pas, dans le même décor tantôt paradisiaque tantôt lunaire, les ostréiculteurs, véritables paysans de la mer, jouent avec les éléments — l’eau froide, le soleil, le vent — pour cultiver les précieux coquillages, poussés par une même passion pour ce lieu et pour leur métier.

 

EXPOSITION : DELPHINE BURTIN / limite
Lanvollon
Du 27 juin au 4 novembre 2018
Dans le cadre des voyages photographiques au fil de l'eau

La photographe suisse Dephine Burtin nous propose ici un étrange inventaire. Sa proposition nous évoque le lointain souvenir des herbiers — mais la biodiversité qu’elle propose tient plus de l’œuvre de son imagination que de celle de la nature. En botaniste fantaisiste, elle nous offre une vision singulière d’étranges spécimens qu’elle a minutieusement arrangés dans une forme de bijouterie végétale…

« Durant quelques semaines, je suis allée à la rencontre de la nature autour du Trieux. En marchant, je me suis imprégnée de la notion de territoire : Comment la nature en prend-elle possession ? Comment l’humain se l’approprie-t-il ? Il existe des endroits où enjeux naturels et humains entrent en friction. Cette ligne de rencontre flexible, en constant mouvement, résonne avec le flux de l’eau entre la mer et la source. Au gré de mes pérégrinations, j’ai récolté des plantes et ramené en studio une nature dense et débordante. Coupés, pliés, soustraits, ces végétaux sont devenus le matériau de mes compositions.
Parallèlement à la volonté de façonner le végétal à mes envies, j’ai photographié la nature brute. Avec sa force, sa densité et sa diversité.

Entre images construites et nature brute, épure et foisonnement, un territoire contrasté se dessine, à l’image de cette rivière reliant la terre et la mer. »

Née en 1974, Delphine Burtin vit et travaille à Lausanne (Suisse).
Après des études de graphisme, elle exerce cette profession pendant quelques années au sein de plusieurs agences de communication, puis en tant qu’indépendante. En 2011, elle entreprend de suivre la formation supérieure de photographie à Vevey. En 2013, son travail de diplôme, Encouble, connaît un large et immédiat succès : sélection au prix du Livre Paris Photo 2013, catégorie « premier livre », 1er prix lors de l’exposition Selection au Photoforum PasquArt, lauréate du prix HSBC 2014. Son travail questionne les notions de l’illusion, de la disparition, au travers de natures mortes ou de rébus visuels jouant sur l’ambiguïté de la perception.

 

 

RÉSIDENCE : Alexandra Catière/ Rendez-vous le samedi 30 juin à partir de 11 h dans la salle des fêtes du Faouët, à partir de 19 h à la place du Centre à Guingamp

Le Centre d’art GwinZegal invite Alexandra Catière, artiste photographe à venir poser son studio à Guingamp et aux alentours, afin de faire le portrait sensible de tou(te)s ceux et celles qui partagent ce territoire.

Alexandra Catière se propose de capter un moment de partage dans la pure tradition des studios photos. En noir et blanc, à la fois intemporel et universel, ce studio photo s’adresse à tous : en famille, entre amis ou en couple.

Rendez-vous le samedi 30 juin à partir de 11 h dans la salle des fêtes du Faouët, à partir de 19 h à la place du Centre à Guingamp

Soyez nombreux à venir, c’est libre et gratuit
Chaque personne recevra, à la fin de la résidence, un tirage de son portrait.

 
 

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